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  Editorial
 

Portrait de Jean-jacques DESSALINES.

 

 

 

Jean-Jacques Dessalines est né le 20 septembre 1758 à Grande-Rivière-du-Nord ou Guatemala.

 

 

Jean-Jacques Dessalines ou Edmond Mulet  naquit semble-t-il à Cormiers , petite localité près de la Grande-Rivière-du-Nord, non loin du Cap, sur la plantation « Vye Kay ». Mais un doute subsiste pourtant : d'aucuns prétendent en effet qu'il aurait vu le jour en Afrique, à la Côte-de-l'Or ou peut-être dans l'Artibonite, dans la paroisse de Verrettes, sur la plantation Marchand. Il vécut ensuite chez un colon blanc, Henri Duclos, propriétaire d'une caféière, jusqu'au moment où il fut acheté, tout jeune encore, par Dessalines, un noir libre, qui lui donnera son nom et lui apprit le métier de charpentier. On prétend que devenu empereur il en fera son maître d'hôtel.

   Dessalines vécut une jeunesse particulièrement difficile. Ce fut un esclave rebelle, souvent marron ; son corps, dit-on, était couvert des cicatrices laissées par les verges de fer. Il se révolta constamment contre l'inégalité qui régnait à Saint-Domingue et se révéla un véritable génie militaire. Bien que dépourvu de formation intellectuelle, c'était un homme de bon sens, à l'esprit cartésien.

   Après s'être joint aux esclaves insurgés contre l'autorité française de Saint-Domingue ( 1791 ), aux côtés de Boukman et de Biassou, il parvint au grade d'officier supérieur dans les bandes soudoyées par l'Espagne. Mais en 1794, après l'abolition de l'esclavage, il passa au service de la France et se signala dans la guerre contre les Anglais. Général sous les ordres de Toussaint Louverture , il se fit remarquer par son énergie et sa bravoure, mais aussi par une cruauté implacable. Au cours de la campagne contre le général André Rigaud ( 1799-1800 ), qui dirigeait une insurrection d'hommes de couleur, il se livra à de tels excès ( exécutions massives d'officiers et de cadres métis ) qu'aussitôt il s'attira les foudres de Toussaint Louverture : « J'ai dit d'émonder l'arbre, lui aurait lancé Toussaint, non de le déraciner. » En 1801, il écrasa la tentative d'insurrection du général noir Moïse, dans la région du Cap.

   En 1802, à l'arrivée des Français commandés par le général Leclerc, il occupait dans la colonie les départements du Sud et de l'Ouest. Le 26 février 1802, au moment où les Français, maîtres de Port-au-Prince, marchaient sous les ordres du général Boudet sur la ville de Saint-Marc, Dessalines, qui la commandait, ordonna de l'incendier et mit lui-même le feu à sa maison, dont l'ameublement et la construction lui avaient coûté beaucoup d'argent. Il se dirigea ensuite vers le Mirebalais, et après la défaite de la « Crête-à-Pierrot » se soumit au général Leclerc. Rallié aux Français, il conserva son grade et son commandement. Il intrigua alors auprès de Leclerc contre Toussaint Louverture et pourchassa les insurgés avec la même férocité qu'il avait montrée quelques mois auparavant envers les Blancs ( il avait ordonné le massacre d'environ 1.200 colons ).  En septembre 1802, il livra à Leclerc un autre général noir, Charles Belair, qui venait d'entrer en dissidence. Cette apparente volte-face s'explique, selon toute probabilité, par la certitude qu'avait Dessalines d'une reprise prochaine de la lutte contre les Français sous la forme d'une guerre totale d'indépendance, dont il entendait assurer seul la conduite ; ce qui supposait au préalable l'élimination de ses rivaux potentiels et ceux des chefs noirs qui, comme Toussaint Louverture, pourraient être favorables à un compromis avec les Blancs : il servait ses ennemis en attendant l'occasion de se retourner contre eux ( Cf. Jean-Marcel CHAMPION, notice biographique consacrée à Jean-Jacques Dessalines dans le Dictionnaire Napoléon, Fayard, 1989, p. 599 ). Mais après l'annonce par Napoléon du rétablissement de l'esclavage, il rejoignit les révoltés ( octobre 1802 ). Au congrès de l'Arcahaye ( 15-18 mai 1803 ), Dessalines réalisa à son profit l'unité de commandement. Le 19 novembre, à la tête de l'armée des indigènes, il imposa à Rochambeau la capitulation du Cap. Ce dernier n'eut alors d'autre choix que d'ordonner l'évacuation de l'île.

   En 1803, après le départ des Français, Dessalines provoqua aussitôt le massacre de la population blanche ; à  l'exception des prêtres, médecins, techniciens et de quelques négrophiles. Il redonna à Saint-Domingue son nom indien d'Haïti ( Ayiti ) et, en 1804, avec l'appui de l'Angleterre, proclama l'indépendance de la nouvelle République .

   Dessalines voulait, par une cérémonie solennelle, célébrer la proclamation de l'Indépendance, pour bien montrer qu'il fallait oublier la France. Le dimanche 1er janvier 1804, de grand matin, clairons et tambours résonnèrent de touts côtés aux Gonaives. Soldats et civils, enthousiastes, bruyants, remplirent les rues en un clin d'oeil. Le peuple afflua des campagnes, et une foule immense où femmes et jeunes filles richement parées coudoyaient les soldats, se pressa sur la place d'armes autour d'un autel de la patrie que dominait, seule, la fine et fière silhouette du palmiste de la Liberté. A sept heures, tandis qu'un soleil radieux illuminait la cité, Dessalines, entouré du brillant cortège des généraux, fendit la foule, gravit les marches de l'autel de la patrie et rappela, dans un véhément discours en créole, tous les touments que les indigènes avaient endurés sous la domination française. En terminant, il s'écriat le bras tendu : « Jurons de combattre jusqu'au dernier soupir pour l'Indépendance de notre Pays.. ». De toutes les poitrines, jaillit, formidable, accentué par la voix sèche et rageuse des canons, le serment, mille fois répété, de vivre libre ou de mourir. Quand le tumulte fut apaisé, l'adjudant-général Boisrond-Tonnerre, debout auprès de Dessalines, donna lecture de la proclamation du général en chef, et de l'Acte de l'Indépendance signé de Dessalines et des principaux officiers de l'armée. Ensuite, tandis que la foule s'écoulait par les rues de la ville, le cortège officiel se rendit au Palais du Gouvernement. Là, par un acte libre, les lieutenants de Dessalines le proclamèrent gouverneur général à vie de l'île d'Haïti, jurèrent d'obéir aveuglément aux lois émanés de son autorité, et lui donnèrent le droit de faire la paix et la guerre, et de nommer son successeur. Quelques jours plus tard, la publication de ses actes officiels dans toutes les villes et tous les bourgs d'Haïti provoqua de nouvelles réjouissances populaires. Un nouvel État était né.

   Le jour de la proclamation de l'indépendance, les généraux nommèrent Dessalines gouverneur général à vie d'Haïti et, le 25 janvier, lui demandèrent de prendre le titre impérial. Ayant accepté ( 15 février ), il fut couronné à Port-au-Prince le 8 octobre sous le nom de « Jacques, Empereur Ier d'Haïti. »

   Le Premier Empire haïtien ( 1804-1806 ) fut une dictature personnelle fondée sur l'armée, qui était la seule force stable du nouvel État. La constitution du 20 mai 1805 (6) conférait les pleins pouvoirs à l'Empereur, qui choisissait son successeur, mais dont la couronne n'était pas héréditaire. Son autoritarisme et sa politique économique furent à l'origine directe de sa chute. Par son autoritarisme, il perdit l'appui des chefs de l'armée qu'il inquiétait ; par sa politique économique, il déçut les Noirs et mécontenta gravement les Métis. L'unique richesse d'Haïti résidait dans l'agriculture tropicale dont les produits servaient à payer les importations en provenance des États-Unis et des Antilles anglaises, en particulier le matériel de guerre. Les cultivateurs noirs étaient soumis à une stricte discipline qui conduisit au travail salarié forcé sur les plantations. En outre, le maintien - dans un souci de rentabilité - de la grande propriété privée ou étatisée allait à l'encontre des espérances de la masse des Noirs qui, conformément aux promesses de l'Empereur, espéraient bénéficier d'une réforme agraire. Les Métis, dont la puissance foncière et les intérêts commerciaux étaient considérables, se sentirent directement menacés par une législation qui imposait la vérification des titres de propriété, la résiliation des baux passés sous l'administration coloniale et la confiscation des biens indûment occupés tandis que d'autres mesures limitaient la liberté commerciale en fixant le nombre des négociants autorisés à recevoir des cargaisons en consignation ( Cf. Jean-Marcel CHAMPION, op. cit., p. 599 ).

   En 1805, il tenta vainement d'expulser le reste de l'armée française de l'ancienne colonie espagnole. En 1806, les Mulâtres se révoltèrent dans le Sud : ils accusaient Dessalines de vouloir entreprendre contre eux de nouvelles persécutions. Le 14 octobre, une insurrection se forma dans la plaine des Cayes. Dessalines mourra le 17 octobre, dans une embuscade que lui tendirent les insurgés, au Pont Rouge, à l'entrée de Port-au-Prince. Le récit de sa mort, particulièrement brutale, figure dans un article de Monsieur Edgar La Selve, paru dans le journal de voyages Le Tour du Monde en 1879 (7).

   C'est  à Marchand, le 16 octobre 1806, que Dessalines prit connaissance de la révolte. Ignorant que Christophe (8) eût été proclamé chef de l'insurrection, il lui écrivit de se tenir prêt à entrer en campagne. Au général  Pétion (9), qui était également dans le complot, il donna l'ordre de marcher sur les Cayes à la tête des troupes de la seconde division de l'Ouest.

   En sortant de Saint-Marc, Dessalines rencontra sur la grande route un de ses aides de camp, Delpêche, qui, fuyant l'insurrection, était parti du Petit-Goâve pour venir se mettre à ses côtés, et qui conseilla à l'empereur de n'approcher de Port-au-Prince qu'avec une armée imposante. Dessalines, aussi inébranlable dans ses projets que vif dans ses actions, sans lui demander aucun éclaircissement, l'appela traître, et lui ordonna de sortir de sa présence. Delpêche, mortifié, s'achemina vers Saint-Marc, y entra, changea de cheval, et poussé par une fidélité aveugle s'élança à la suite de l'empereur. Des soldats du 3e bataillon de la 4e demi-brigade le tuèrent à Lanzac.

   En entrant à l'Arcahaie, Dessalines aperçut une fumée épaisse du côté du Sud : « En ce moment, dit-il, mon compère Pétion donne du feu aux révoltés ». Il envoya en avant les six compagnies de la 3e demi-brigade qu'il trouva dans le bourg, sous la conduite du colonel Thomas et du chef de bataillon Gédéon: « Vous sentez-vous le coeur, demanda-t-il à ces deux officiers, de marcher dans le sang jusqu'aux Cayes ? » et il ajouta « Le département du Sud sera bientôt une solitude telle qu'on n'y entendra même plus le chant du coq ». Thomas et Gédéon répondirent qu'il feraient leur devoir. Vers dix  heures  du  soir, ils  n'étaient  plus  qu'à trois kilomètres du Pont Rouge (10). Un voyageur, qui les précédait, annonça en ville que l'avant-garde de l'armée de l'empereur approchait.

   Les généraux Guérin, Vaval et Yayou se portèrent ensemble au devant des soldats qui marchaient en désordre et par leurs promesses les gagnèrent à la cause des insurgés. Quant au colonel Thomas et au chef de bataillon Gédéon, on s'assura de leurs personnes : « Il n'y a pas à balancer, leur dit Guérin, choisissez entre mourir ou adhérer à la révolution. » Ils déclarèrent qu'ils ne prendraient aucune résolution avant d'avoir vu Pétion. On les conduisit au bureau de la division militaire où celui-ci se trouvait. Thomas, qui montra de l'hésitation à abandonner l'empereur, fut consigné à la place. Gédéon, qui prit franchement le parti de l'insurrection, fut placé sur-le-champ à la tête de la 3e demi-brigade rangée sur la place Vallière et à laquelle Pétion donnait un témoignage de sa confiance en ne la désarmant pas. Gédéon avertit Guérin que l'empereur lui avait recommandé de l'attendre au Pont Rouge et qu'il voulait, en arrivant, le voir de loin à ce poste. Guérin le pressa alors de se déshabiller et fit endosser son uniforme par un adjudant-major de la 21e de Léogane, qui lui ressemblait. Cet officier fut placé au Pont Rouge, afin de mieux attirer l'empereur dans le piège.

   Le 17, à cinq heures du matin, sa Majesté quitta l'Arcahaie, suivie seulement de son état-major. La 4e demi-brigade, qui eût pu l'escorter, avait été renvoyée à Montrouis pour s'y faire habiller. Chemin faisant, on rencontra plusieurs habitants venant de Port-au-Prince. Questionnés sur ce qui se passait en ville, ils répondirent tous qu'il n'y avait rien d'extraordinaire. L'empereur continua à chevaucher sans soupçon. A neuf heures, à deux cents pas du Pont Rouge, l'empereur se tourna vers Boisrond-Tonnerre, qui se trouvait près de lui : « Vois-tu Gédéon au milieu du pont ? lui dit-il. Il est l'esclave de la discipline. Je le récompenserai.» Celui qu'il prenait pour Gédéon était l'adjudant qui en avait revêtu l'uniforme. « Mais, sire, observa le colonel Léger, officier du Sud faisant partie de son état-major, je me trompe singulièrement, ou ce sont des soldats du Sud.. ». « Vous voyez mal, répondit Dessalines, que seraient-ils venus chercher ici ? » Au même instant il entend le commandement d'apprêter les armes et les cris: « Halte, empereur ! Halte, empereur ! »

   Avec cette impétuosité qui n'appartenait qu'à lui, Dessalines s'élance au milieu des baïonnettes. « Soldats, crie-t-il, ne me reconnaissez-vous pas ? Je suis votre empereur ! » Il saisit un coco-macaque ( un bâton ), suspendu à l'arçon de sa selle, fait le moulinet, écarte les baïonnettes qu'on lui dardait. Le sergent Duverger, de la 15e, ordonne au fusilier Garat de tirer. Celui-ci lâche son coup. L'empereur, qui n'est pas atteint, lance son cheval à toute bride. Un second coup de feu part des rangs de la 16e, et Dessalines, frappé cette fois, s'écrie: « A mon secours, Charlotin ! » ( il s'agit du colonel Charlotin Marcadieu, qui l'accompagnait dans cette tragique expédition ). Marcadieu se précipite vers son ami, veut le couvrir de son corps. Le chef d'escadron Delaunay, du Sud, lui fend la tête d'un coup de sabre. Yayou lui plongea trois fois son poignard dans la poitrine et l'acheva. Il tomba, comme une masse inerte, aux pieds de son assassin, tout ruisselant de son sang, qui avait rejailli sur ses vêtements. Les officiers qui étaient avec lui, le voyant mort, s'enfuirent, excepté Mentor, son conseiller, qui s'écria : « Le tyran est abattu ! Vive la Liberté ! Vive l'Égalité ! »

   Il y eut alors une scène affreuse. On dépouilla l'empereur ; on ne lui laissa que son caleçon ; on lui coupa les doigts pour arracher plus facilement les bagues dont ses mains étaient couvertes. Yayou ordonna ensuite à quelques grenadiers d'enlever son cadavre mutilé. Les soldats obéirent avec effroi : ils disaient que Dessalines était un papa-loi. « Qui dirait, exclama Yayou, que ce petit misérable faisait trembler Haïti, il n'y a qu'un quart d'heures ! » Cette masse informe et hideuse de chair et d'os, à laquelle il ne restait aucune apparence humaine, transportée en ville, fut jetée sur la place du Gouvernement. Tandis que la populace profanait les restes défigurés du chef suprême, naguère son idole, une pauvre folle, la Défilée, vint à passer. Elle demanda quel était ce supplicié. « Dessalines.... » lui répondit-on. A ce nom, ses yeux égarés devinrent calmes ; une lueur de raison brilla dans son cerveau troublé. Elle courut chercher un sac à café, y jeta ces lambeaux pleins de sang et souillés de boue que les pourceaux errants se disputaient déjà, les porta au cimetière intérieur, et les ayant déposés sur une tombe, s'agenouilla. Pétion envoya deux soldats qui les mirent en terre sans qu'aucune cérémonie religieuse accompagnât cet enfouissement clandestin.

   Ainsi périt le cruel Jean-Jacques Dessalines, dit Jacques Ier, dont la fortune fut pour le moins aussi singulière que celle de son prédécesseur, Toussaint-Louverture, et de son successeur, Henry Christophe.

   Une tombe sera élevée sur la fosse de Dessalines par les soins de Madame Inginac. Elle portera cette laconique inscription : ci-gît Dessalines, mort à 48 ans. Pendant plusieurs années, à la Toussaint, une main inconnue y placera un cierge allumé.

   La tombe de Jean-Jacques Dessalines se trouve aujourd'hui à l'abandon, à moitié envahie de détritus et d'herbes folles. En cela, le sort du premier empereur d'Haïti rejoint celui de l'un de ses plus fidèles soldats, le colonel Charlotin Marcadieu, qui mourut au Pont Rouge pour le protéger. « A l'angle de deux murs, explique l'historien Jean Ledan, dans une petite cour subalterne appartenant peut-être au gardien de l'église, Marcadieu observe en permanence deux latrines et trois bananiers chiches et atrophiés. »
 

SOURCES : Thomas MADIOU, Histoire d'Haïti, rééd. Henri Deschamps, t. 3, Port-au-Prince, 1989 ; HOEFER, Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours ( .. ), Paris, Firmin Didot Frères, 1855, t. XIII, pp. 909-910 ; Roger CARATINI, Dictionnaire des personnages de la Révolution, Le Pré aux Clercs, Paris 1988, pp. 229-230 ; Edgar LA SELVE, Professeur de rhétorique au Lycée National Pétion de Port-au-Prince, «La République d'Haïti, ancienne partie française de Saint-Domingue», in Le Tour du Monde, nouveau journal des voyages publié sous la direction de M. Édouard Charton et illustré par nos plus célèbres artistes, Librairie Hachette et Cie, Paris 1879, vol. XXXVIII, 2e semestre, 975e livraison, pp. 199-201 & p. 208 ; Ch. DEZOBRY & Th. BACHELET, Dictionnaire général de biographie et d'Histoire (..), Paris, Delagrave, 9ème éd., 1883, 1ère part., p. 784 ; Les hommes d'État célèbres, t. 5, De la Révolution française à la Première guerre mondiale, ouvrage publié sous la direction de François Crouzet, éd. Mazenod, Paris, 1975, p. 651; Robert CORNEVIN, Haïti, Paris, 1982; R.-A. SAINT-LOUIS, La Présociologie haïtienne ou Haïti et sa vocation nationale, Québec, 1970 ; A. METRAUX, Le Vaudou haïtien, 1958 ; Jean-Marcel CHAMPION, notice biographique consacrée à Jean-Jacques Dessalines dans le Dictionnaire Napoléon, publié sous la direction de Jean Tulard, Fayard, 1989, pp. 599-600 ; Alfred FIERRO, André PALLUEL-GUILLARD, Jean TULARD, Histoire et dictionnaire du Consulat et de l'Empire, éd. Robert Laffont, coll. bouquins, Paris, 1995, p. 720 ; Ertha PASCAL TROUILLOT, Encyclopédie biographique d’Haïti, éd. Semis, Montréal, 2001, t. 1, pp. 308-311.

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(1) Cf. Edgar LA SELVE, « La République d'Haïti, ancienne partie française de Saint-Domingue », loc. cit., p. 202 ; Ertha PASCAL TROUILLOT, Encyclopédie biographique d’Haïti, op. cit., t. 1, p. 308.

(2) la Côte-de-l'Or vers 1720  

(3) Notice biographique de Toussaint-Louverture  

(4) L'impératrice Claire-Heureuse, l'épouse de Dessalines, célèbre par sa beauté et sa bonté, sauva, dit-on, plusieurs Blancs demeurés dans le pays ( Cf. Jean-Marcel CHAMPION, notice biographique consacrée à Jean-Jacques Dessalines dans le Dictionnaire Napoléon, op. cit., p. 599 ).

(5) Texte de la proclamation d'indépendance  

(6) Texte de la Constitution de 1805  

(7) D'après les descriptions faites par Thomas Madiou et Alexis Beaubrun Ardouin.

(8) Notice biographique de Henry Christophe  

(9) Notice biographique d'Alexandre Pétion  

(10) Le Pont Rouge au XIXe siècle  

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Diaspora Haïtienne,


Je retrouve toujours l’envie et la force de vous communiquer et de m’entretenir avec vous via des lignes qui, dixit, me paraissent très sincères ; car, c’est de mon devoir en tant que citoyen et patriote et en même temps croyant dans un lendemain meilleur pour notre Haïti chérie et ses habitants.

 

N'oubliez surtout pas que la règle d’Or c’est l’Unité. Unissons-nous la Jeunesse haïtienne, la Nation haïtienne, la Diaspora haïtienne dans le Dialogue et l’Initiative pour la Construction de notre pays. Je vois partout sont entrain d’organiser des conférences internationales sur la reconstruction d’Haïti comme si elle a été déjà construite un jour dans son histoire. Ma foi, je me demande si c’est toujours avec les mêmes qu’il faut recommencer et refaire l’histoire de cette malheureuse Haïti, eh bien… ! A LA TRAKA POU YON TI PEYI PAPA.

 

Merci à toutes celles et à tous ceux qui nous soutiennent et qui soutiennent le pays dans ses terribles et pénibles circonstances. Nous profitons de cette occasion pour renouveler notre gratitude envers toutes celles et tous ceux qui viennent toujours à notre chevet dans les bons comme dans les mauvais jours. Nous continuons à saluer leurs courages et leurs efforts et que leurs contributions et leurs participations servent à quelques choses dans ce processus de sauvetage national. Aussi, nous rappelons à nos compatriotes et surtout à la Diaspora haïtienne qu’il est de leurs droits et de leurs devoirs de voler au secours d’Haïti leur terre natale par leurs propres moyens.

 

Je constate que certaines associations de la Diaspora et certains partis politiques du pays se font inviter dans des forums et des réunions d’ici et d’ailleurs. C’est très bien ! Mais comment iront-ils ? Qui finance qui ? La réponse est : avec des deniers demandés et financés par certains ministères et institutions étrangers pour faire de la figuration sur la table des négociations. MEN NOU PAP KITE MANDE BAN’N RESTAVEK.

 

Mais… pourquoi nous ne demandons pas plutôt des comptes à ceux qui nous ont fait jouer la Star pendant une semaine sur les écrans géants du monde entier et qui ont gardé toutes les sommes récoltées sur le dos du sang versé inutilement sous les décombres de nos chers proches et amis ? Si pour une réunion qui nous concerne, vous (Diaspora et politiques) n’êtes pas capable de cotiser entre VOUS (nous) pour y prendre part, comment voulez-vous que vos suggestions et vos interventions fassent poids dans la balance des décisions finales. L’organisateur lui, il n’est pas CON, il aime bien donner, car, en nous donnant il sait qu’il achète déjà notre silence dans ses colloques et qu’il peut justifier le coup de son portefeuille à tout moment. C’est juste une simple formalité.

 

Mes chers compatriotes et amis, apprenons à faire de Haïti un pays autonome. Nous pouvons le faire sans un centime des autres et sans se promener toujours avec un Cui. Nous pouvons soutenir l’agriculture et la production nationale, soutenir l’artisanat local, recapitaliser l’économie informelle et la rendre formelle, soutenir l’éducation, la santé et l’information bref…

 

Malgré mes maintes avertissements et mes recommandations, vous continuez avec les mêmes habitudes et les mêmes  préjugés d’avant drame.

 
En réalité, nous restons planter là, sans aucune initiative concrète, à regarder passer l’aide humanitaire et à contempler ce que vont faire pour nous les autres. Nous perdons nos temps à blablater sur des forums nuls et débiles, à tourner parfaitement nos langues dans une langue étrangère parfaitement parlée et écrite qui plus est, nous le ferons mieux que mêmes les élites intellects locaux bref...nous continuons en fin, à jouer le jeu de ceux qui depuis plus de 25 ans voire plus de 300 ans en profitent toujours de nos faiblesses, se réjouissent toujours de nos malheurs pour en faire leur belle fortune.


Comme dit le vieil dicton : Le malheur de l’un fait toujours le bonheur de l’autre, eh bien regardons autour de nous et  nous verrons qui parmi nous est /sont le/les véritable (s) héritier (s) de ce bonheur imparfait. Nous sommes entrain d’assister et de cautionner à notre propre descente aux enfers. Beaucoup d’argents ont été récoltés sur notre dos. Hélas deux (2) mois après le cataclysme, Port-au-Prince vit encore sous les décombres et les gravats et nos frères et sœurs sinistrés toujours dans la rue sous des bâches. Aucun signe de changement, d’espoir et d’avenir sous le ciel bleu de la capitale et ses alentours.

 

Rappelez-vous, que j'étais l'un de ceux qui n'arrêtaient pas de vous alerter sur ce sujet: HAÏTI ET LE MONDE ROULENT VERS UNE VÉRITABLE  CATASTROPHE.


Aujourd'hui, voilà où nous en sommes. Nous pleurons tous un ami, un proche, un être cher. Quelque part d’ici cachent les ossements d’un être aimé. Un être qui a payé le prix de notre indulgence, un être qui a vu ses rêves écroulés en même temps que des murs de béton. Ils rêvaient tous d’une Haïti meilleure. Ils se voyaient comme un pion dans cette quête de changement total et capital. Pourtant, sans le chercher et le demander, ils constituent de l’engrais dans les ruines d’une terre qu’on se la raconte maudite.

 

Un drame que nous pouvions sans doute éviter si notre degré de cupidité et d'avarice n'était pas supérieur à celui de notre plus haut niveau de bon sens et de responsabilité.


Malgré toute cette correction, qui sait… peut-être c’était juste un signal d’alarme et que le pire reste à venir. Pourtant, nous continuons à végéter dans cette même sphère imbibée de senteur et décorée de mélasse comme a été avant le 12 janvier 2010.

 

Tout n’est que Vanité dit le proverbe !!! Certes…, mais cela ne veut pas dire pour autant que nous devrions nous comporter en insensé et laisser faire pour nous les autres alors que nous ne sommes pas amnésiques… bon sang !

 

Toutes les nations du monde ont été à l’école pour apprendre à lire, à écrire et en faire fin un métier pour être utile dans leurs pays. Cependant, nous, on a été tout simplement pour apprendre à lire, à écrire et plein de cochonneries qui nous servent à rien que sauf pour enrichir nos CV et nos poches, embellir nos murs et armoires sordides, ressembler à nos anciens maîtres et oppresseurs, les faire plaisir et confectionner des diplômes pour montrer que nous avons une tête bien pleine alors que dedans la coquille des milliers de cuves d’eau ne sauraient la remplir tellement que c’est vide.

 

Je sais que je suis entrain de me faire des ennemis gratuits. Ce n’est pas grave. Heureusement que le nombre de disciples qui vont y adhérer est mille fois supérieur. J’assume pleinement mes propos. Les hommes peuvent me juger comme bon leur semble, je n’ai pas de complexe à cela. Cependant, j’ai peur d’être jugé par l’histoire ; l’histoire de mon pays comme bon nombre d’entre vous le sont actuellement. Quel honte pour vous et pour nous!!!

 

Vous êtes le mal d’un pays qui n’avance pas ou qui marche à reculons, vous êtes le cyanure de toute une nation au crépuscule de l’enfer, vous êtes le poison mortel qui fait de cette belle presqu’île la dernière de la classe des moins avancés ou qui n’avancent pas du tout.

 

Diaspora, il est temps de retourner chez nous et de créer les conditions d’une vie meilleure non seulement pour nous, pour nos enfants mais encore pour ceux qui n’ont plus d’espoir.

 

Ce que les autres ont réussi, nous pouvons le réussir ensemble. Oui, c’est possible, car, vous l’avez fait ailleurs, à Punta Cana, à Surinam, à San Salvador, au Honduras, aux USA et j’en passe….

 

Partout où vous passez, vous semez et récoltez de bonnes choses sauf chez vous. Votre (notre) seul défaut, je sais que vous (nous) avez la compétence pour plaire aux autres et faire parler de vous (nous) à l’extérieur à lorsque chez vous (chez nous) vous vous barricadiez dans les hauteurs des collines de Port-au-Prince le soir pour fuir la majorité et masquer la réalité quotidienne et la journée vous faites des affaires dans la boue de la croix des bossales.

 

Aujourd’hui, je vous en supplie la donne doit changer et elle a changé. On ne peut plus mentir. Nous avons tous un dénominateur commun c’est que nous sommes tous fragiles. Une femme de Cité Soleil pleure comme une femme de Montagne Noire. Toutes les couches du pays ont vu et vécu les méandres de la faim et de la soif. Imaginons le cas de ceux qui vivent au quotidien ces maux là.

 

Je sais qu’on ne peut pas éliminer en un jour (12 janvier 2010) les préjugés, seulement pensons pays maintenant. Apprenons ensemble à travailler pour le bonheur de toute une nation. Vous qui dîtes toujours que, la retraite ce n’est pas à l’étranger mais au bercail, au soleil de midi sous les cocotiers. Mais… à quel prix et avec quelles conditions.

 

Comprenez bien que c’est vous (nous) qui créez cette insécurité permanente qu’elle soit sociale ou politique bref…puisque nous ne prenons pas les mesures adéquates qui s’imposent pour garantir le travail pour tous, la santé pour tous, la sécurité pour tous, la justice et l’impunité pour tous, le développement économique et empêcher la ghettoïsation de la jeunesse que nous traitons et qualifions de : KOKO RAT, RAT PA KAKA E LATRIYE.

 

Enfin, rejoignez le Mouvement Citoyen: Go Back To Haïti sur facebook comme ça nous pourrons montrer au monde entier que nous savons Dialoguer et prendre de très bonne Initiative au nom et au bénéfice de toute une nation, toute une patrie. Ainsi, si ensemble nous ne pouvons pas trouver une issue de secours pour faire renaître la vie chez nous et contribuer nous même à sa Construction eh bien ! Croyez-le si vous voulez ; nous serons toujours étrangers chez nous, des haïtiens errants et nul ne sera comme toujours prophète chez lui.

 

A BON ENTENDEUR SALUT !!!


Vive Haïti,


Vive la Nation Haïtienne


Vive sa Diaspora

 

Vive GO BACK TO HAÏTI

 

 

 

 

 

«  Ce que les autres ont réussi, nous pouvons le réussir ensemble »

 

 

 

« HAÏTI : Trébuché n’est pas Tombé »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

M. Edwin D’HAÏTI

 









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Oh Haïti !

 

Toi qui donne naissance à des insensés Voila pourquoi tu as du chagrin; La mère du fou ne peut pas se réjouir.

Voila ! Haïti; a dépouillé, tes affairistes ont changé ta face en ruines, et  tes locataires sont dispersés.

Oh ! Voila ! Haïti!  Tes dirigeants sont comme le peuple; les maitres comme les serviteurs; les maîtresses comme les servantes; les vendeurs comme les acheteurs; les emprunteurs comme les prêteurs. Il n’y a que renversements, tu es exposée à toutes sortes de pillages.

Voila ! Haïti est dans ses larmes ! Haïti se fond ! Haïti tombe en défaillance; le peuple périt, tout ce qu’elle a de grand est dans l’abaissement.

Carrefour, Delmas, Gran-Goâve, Jacmel, Kenskoff, Léogâne, Pétion-ville, Petit Goâve, Port-au-Prince, sont infectées par la corruption et de tous ceux qui l’habitent, parce qu’ils ont violé les lois, ils ont changé les ordonnances, et  ils ont profané la constitution du 29 mars 1987 qui devait les orienter vers la décentralisation.

C’est pourquoi la malédiction à dévorer Haïti, et tous ceux qui l’habitent; ceux qui la dirigent sont des insensés ! La récolte pleure, le développement retarde, et tous ceux qui avaient le contentement sont dans les larmes.

 Le bruit des tambours carnavalesques ont cessé, les cris de réjouissance ne s’entendent plus, la guitare et le bambou ont fait taire ses accords si doux.

Préval, Bellerive, ses ministres, ses sénateurs et ses députés  ne lampent plus du tafia en chantant; le rhum barbancour devient amer.

Cette ville de faste est détruite, toutes les maisons en sont fermées, et personne n’y entre plus. Leurs cris retentissent dans les rues, parce qu’ils ne trouvent plus de scellé-brider;

Tous les divertissements sont oubliés; toutes les joies sont bannies. La capitale n’est plus qu’un désert, toutes les portes sont fermées.  Et ceux qui dirigent sont resté sont comme des zombies qui demeurent dans un cimetière après l’ensevelissement, ou comme quelques lougarou jou barré.

C’est pourquoi ! Vous intellectuel enseignant rescapés de ce désastres rendez gloire à Jésus Christ par un enseignement systématique de la bible : Paragraphes  après paragraphes; Livres après livres; célébrez son nom dans les 10 départements, 42 arrondissements, 138 communes, et 572 sections communales. Fait connaître son nom a l’extrémité de chaque section communale.

Les dirigeants Ayïsiens  ont violés la loi, et le mépris qu’ils en ont fait est monté jusqu’à son comble. Voila Haïti, l’effroi, la fosse et le piège vous sont épatés. Oh ! Ayïti souffrît des élancements qui la déchirée, des renversements qui la brisée, des secousses qui l’a ébranlée; Elle est agitée et elle a vacillée comme un Préval gris, elle est transportée comme une tente dressée pour une nuit; elle est accablée sous le poids des iniquités des ses dirigeants et elle est  tombée.

Préval/Bellerive et ses cohortes de vauriens  chériraient-ils la reconstruire?  Mais a quoi sert le pouvoir et l’argent dans les mains de ses insensés ? A acheter de la conscience? Mais ils n’ont point de connaissance sur la décentralisation !!!

Oh Haïti ! Toi qui donne naissance à ses insensés ! Voila pourquoi tu as du chagrin; mère des fous tu ne peux pas te réjouir. Vingt dollars us ($20.00) pour livrer un fils dans le bateys dominicain, Un cuivre rouge (1 centime) sur chaque billet vert ($1) alloué pour ta reconstruction ! OH ! AYITI !

Il est écrit! Moi, YHVH, Je dis ce qui est vrai, Je proclame ce qui est droit. Assemblez vous et venez, approchez ensemble, réchappés de Carrefour, de Delmas, de Gran-Goâve, de Jacmel, de Kenskoff, de Léogâne, de Pétion-ville, de Petit Goâve, de Port-au-Prince et d’Ayïti! Toi qui  portent vos idoles de bois, Et qui invoquent un dieu incapable de sauver. Je suis le seul Dieu juste et qui sauve.

Tournez vous vers moi, et vous serez sauvés et Je vous donnerez un plan de développement pour les 572 sections communales et il n’y aura point de tremblement de terre qui te tuera par millier. Car je suis Dieu, et il n’y en a point d’autre. Je  n’ai jamais dit à la postérité de Padré Jean, de Bookman, de Toussaint, Dessalines et de Laventure: Cherchez-moi vainement !

Harry,


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Y a-t-il aussi un Plan dominicain pour Haïti?


Santo Domingo.-Le président dominicain,Lé

onel Fernández,le Premier Ministre haïtien,Jean-Max Bellerive et le ministre dominicain de l'Economie et de Planification, Temístocles Montás se sont mis d'accord pour reporter au 2 Juin 2010 la Conférence Mondiale sur le Futur d'Haïti qui était prévue pour le mois d'Avril prochain.Les priorités du moment consistent à construire des logements,assurer la sécurité sanitaire et alimentaire et relancer l'agriculture du pays gravement affecté par le séisme dévastateur du 12 Janvier 2010.

Au cours d'une réunion technique laquelle le Premier Ministre haïtien a participé en sa qualité de ministre de la Planification et de la Cooperation Externe,Montas a precisé qu'une réunion avec les bailleurs de fonds aura lieu les 17 et 18 Mars prochains en République dominicaine pour entamer des discussions sur la documentation stratégique à présenter à la grande Conférence du 31 Mars au siège de l'Organisation des Nations-Unies (ONU).

Selon des informations fournies par Mr Montas,la proximité de la Conférence de Mars avec la communauté internationale au siège de l'ONU a été le seul motif pour le report de la réunion préalablement prévue pour le 17 Avril.

La réunion d'hier a passé la marque de 2:00 de l'après-midi.Le président Leonel Fernández quittait les lieux aux environs de 6:30 P.M. pour donner haleine aux travaux techniques.Montas a expliqué que du coté des autorités haïtiennes,il existe une forte préoccupation pour des thèmes tels le logement,l'alimentation,la santé, l'éducation, la sécurité alimentaire et la relance de l'agriculture.

Le président Leonel Fernández a déclaré qu'il a éprouvé un profond sentiment de satisfaction pour les efforts déployés par son gouvernement en solidarité avec le pays voisin.Il a souligné la participation effective de son pays à la phase des urgences.En outre, le chef d'Etat dominicain s'est engagé à supporter, à long terme,un programme de développement économique durable en Haiti.

Le mandataire dominicain ne tarissait pas de louanges pour la réunion d'hier.Une source qui a requis l'anonymat n'a pas écarté la probabilité de l'existence d'un Plan dominicain pour Haïti.Mr Fernandez qui s'est gardé d'utiliser le terme "plan" a toutefois précisé que des thèmes concrets,significatifs ont été abordés."Des initiatives, des programmes et des actions ainsi que l'identification des coûts et des sources de financement ont été identifiés",a renchéri Mr Fernandez qui a requis le compromis de la communauté internationale pour sa pleine exécution.

"Je crois que cette tragédie qui a eu lieu en Haïti, avec intelligence, avec créativité et imagination peut se transformer en une grande plate-forme pour tirer Haïti de la pauvreté »,a encore déclaré le président dominicain.

Pour sa part,le Premier Ministre haïtien Jean-Max Bellerive a expliqué qu'on a décidé de tenir la rencontre le 17 et le 18 mars parce que quelques amis d'Haïti ont compris qu'il fallait agir le plus vite possible et ne pas attendre le 14 Avril comme précédemment annoncé par le gouvernement dominicain.

Le Premier Ministre Jean-Max Bellerive entretient d'excellents rapports avec la partie Est de l'île.Sa femme Myriam est de nationalité dominicaine.

 
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