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Préoccupés pour leur avenir, des jeunes haïtiens sont tiraillés entre la colère et le désespoir après le séisme. 8 fév. 10 Métropole

 

Bien avant le séisme du 12 janvier, l'avenir de la plupart des jeunes haïtiens était fragile et incertain. Après la catastrophe, la vie est tout bonnement arrêtée pour eux. Ils ne savent plus à quel saint se vouer, vu la situation chaotique qui prévaut actuellement dans le pays.

Dans un camp de fortune situé à Pétion Ville, on peut observer les va-et-vient de nombreux jeunes. Parmi eux des élèves, des étudiants et des professeurs. Si certains d'entre eux semblent jouir de leur vacances forcées, d'autres se déclarent fatigués de rester sans rien faire.

« Je devrais être à l'école à pareille heure en train de recevoir le pain de l'instruction, mais malheureusement, mon école a été détruite. J'ai perdu des camarades de classe, ainsi que deux de mes professeurs lors du séisme » a déclaré, Justin âgé de 15 ans, visiblement désemparé.

Vivant sous une tente depuis le drame, Kétia, 10 ans, élève du primaire est beaucoup plus pessimiste que les autres.

« Je vois que mon avenir est enterré, il n'y a plus d'écoles. Et l'Etat ne veut rien faire pour nous, hélas c'est foutu ! Donc je vais partir, je ne vais pas rester dans le pays », a-t-elle fait remarquer.

La situation est pratiquement la même pour Franck, étudiant en sociologie à la Faculté des Sciences Humaines, partiellement endommagée après le séisme, mais qui veut tout de même reprendre les cours arrêtés brusquement le 12 janvier dernier.

Ces jeunes, angoissés, se demandent tous dans combien de temps les activités académiques reprendront à Port-au-Prince, la capitale ravagée par le séisme.

Notons que certaines écoles fonctionnent timidement dans plusieurs villes de provinces, surtout celles qui n'ont pas été touchées par la catastrophe.

EJ

 

Haïti : 5 Américains entendus par un juge

 

Ce matin, cinq des dix Américains qui sont poursuivis en Haïti pour enlèvement d'enfants ont commencé à être entendus par un juge. Ils ont pénétrés dans le bâtiment qui sert de parquet sans dire un mot. Un nouvel avocat les accompagnait, il s'agit de Me. Jorge Puello, un Dominicain, il a indiqué à la presse qu'il cherche à leur trouver de nouveaux défenseurs suite à la démission samedi de Me. Coq.

Me. Puello n'a pas précisé s'il avait le droit de les représenter en Haïti.

Interrogé sur l'existence de papiers en règles pour emmener les enfants hors d'Haïti, M. Puello a déclaré: "ils avaient les papiers légaux".

Selon une source judiciaire proche du dossier les cinq autres Américains seraient entendus dès demain. Ces audiences séparées doivent permettre d'entrer dans les détails de l'affaire et de chercher d'éventuelles contradictions dans les différents récits.

Une fois l'enquête achevée, le procureur pourra se prononcer sur une possible libération conditionnelle. Le juge dispose de trois mois pour rendre ses conclusions.

Rappelons que les dix Américains, des baptistes membres d'une association caritative appelée "Le refuge pour une nouvelle vie des enfants", basée dans l'Idaho avaient été arrêtés le samedi 30 janvier après-midi à la frontière Dominicaine de Malpasse avec 33 enfants qu'ils tentaient de faire passer en république voisine. Ces enfants ont ensuite été transportés au SOS Children's Village et l'on a appris que la plupart d'entre eux avait encore de la famille. Certains enfants ont depuis été réclamés par des personnes se présentant comme leurs parents.

------------Chronologie---------------

30 janvier arrestation
1er février la justice haïtienne envisage des poursuites
2 février le juge interroge les cinq femmes
3 février le juge interroge les cinq hommes
4 février Me. Coq déclare "A mon avis ils sont tous innocents, mais la justice pourrait poursuivre le responsable du groupe"
4 février ont été inculpés d'enlèvement de mineurs et association de malfaiteurs
5 février la demande de libération provisoire a été refusée
6 février Me. Edwyn Coq donne sa démission
8 février cinq des dix Américains ont été entendus par un juge

N/ Radio Métropole Haïti

 

L'aide psychologique aux survivants est aussi une urgence en Haïti     8 fév. 10 Métropole

 

Près d'un mois après le séisme, l'assistance psychologique aux rescapés est devenue une urgence sanitaire en Haïti. Face aux traumatismes d'habitants qui ont perdu leur maison, leurs proches ou leur travail, les médecins sur place ont besoin de l'aide de professionnels étrangers, dans un pays où les services psychiatriques étaient déjà quasi-inexistants avant le tremblement de terre.

Selon les médecins, jusqu'à un Haïtien sur cinq nécessiterait une aide psychologique. Pour des dizaines de milliers de survivants, l'une des expériences les plus traumatisantes est de savoir que leurs proches ont été enterrés dans des fosses communes, sans funérailles dignes de ce nom qui permettraient à la famille d'enclencher le processus de deuil.

Dans les hôpitaux de Port-au-Prince, beaucoup de ces rescapés traumatisés sont assis dans des recoins, le regard plongé dans le vide, dans l'attente de calmants. "Ce n'est pas d'une aide psychologique immédiate dont ils ont besoin", explique le Dr Lynne Jones, membre de l'organisation International Medical Corps. "C'est d'une aide pour qu'ils fassent leur deuil. Les gens ne peuvent pas se relever si leurs besoins sociaux ne sont pas satisfaits."

Dans l'urgence, le Dr Jones, spécialiste des catastrophes naturelles et des théâtres de conflit (Bosnie, Indonésie), tente d'enseigner aux médecins en contact direct avec les patients les techniques de base pour déceler les symptômes traumatiques. Et, dans un premier temps, écouter leurs souffrances. "Dans de telles situations, les docteurs ont tendance à donner des calmants (...) Ce n'est pas ce que nous voulons qu'ils fassent", précise-t-elle.

Il est clair qu'Haïti devra faire appel à des professionnels étrangers ou former davantage de ses propres médecins pour faire face aux séquelles psychologiques du séisme du 12 janvier. "Le besoin le plus urgent, ce n'est pas la nourriture et l'eau, car c'est un besoin temporaire", estime Pierre Brunache, de l'ONG américaine Citizens Network for Foreign Affairs, qui a réalisé une évaluation des travailleurs humanitaires et des victimes en Haïti. "Le besoin le plus urgent, ce sont des psychiatres".

L'unique hôpital psychiatrique de Port-au-Prince fonctionne à peine. Par peur d'une nouvelle réplique, les familles ont retiré la plupart de la centaine de patients qui y séjournaient avant le tremblement de terre.

Les infirmières ne veulent pas non plus y pénétrer car "elles sont absolument pétrifiées", confie le Dr Peter Hughes, un psychiatre irlandais arrivé la semaine dernière pour évaluer les besoins.

"Il n'y a pas d'électricité ni d'eau courante. Certains patients sont dans des chambres fermées. On a besoin de matelas et de toilettes en état de marche", explique-t-il.

La Pan American Health Organization (PAHO) vient seulement de créer une base de données sur les hôpitaux, les patients, les médecins et les ressources disponibles.

Le Dr Jorge Castilla, membre de la PAHO et coordinateur en chef des ONG en Haïti, a lancé dimanche un urgence une demande de psychiatres professionnels. "Mais ce n'est pas simple parce qu'ils doivent pouvoir s'adapter à la culture et à la langue", souligne-t-il. "Avoir ici plusieurs centaines de volontaires qui ne parlent pas la langue ne servirait à rien." Il a donc notamment lancé son appel en direction de la Martinique et de la Guadeloupe.

En attendant l'arrivée de l'aide, les exemples de survivants traumatisés sont légion à Port-au-Prince.

Ainsi, Hugo Emmanuel, allongé à même le sol de l'hôpital Espoir, sur les hauteurs de Port-au-Prince. Cet homme éduqué de 49 ans, blessé aux jambes, est en état de choc après avoir perdu sa maison, ses parents et son travail. Pendant des jours, il a seulement accepté d'être nourri par le directeur de l'hôpital, affirmant que le reste du personnel voulait l'empoisonner. La semaine dernière, il a lui-même arraché son plâtre.

"A chaque fois que je pense à la perte de ma famille, je perds la tête", dit-il. "Je ne suis pas fou. Je pense simplement que je souffre d'un choc psychologique

 

L'Union Européenne se mobilise en faveur d'Haïti 8 fév. 10 Métropole

 

L'Union Européenne (UE) se mobilise en vue de participer activement à la reconstruction d'Haïti ravagé par un séisme dévastateur, faisant plus 200 mille morts. L'annonce a été faite par le représentant de la délégation européenne, Jean Marc Ruiz.

Le diplomate européen, affirme que L'UE va décaisser un montant de 400 millions d'euros en faveur d'Haïti en vue de l'appuyer dans le cadre de sa reconstruction. Il a fait remarquer que les pays membres de la Commission Européenne, ont exigé du gouvernement haïtien, une feuille de route, afin qu'ils puissent mieux coordonner leurs actions.

« Cette feuille de route exigée par L'Union Européenne est plus que nécessaire. Il n'est pas question de multiplier à l'infini des idées géniales, il faut commencer à se mettre au travail », a déclaré Didier Lebret, ambassadeur français accrédité en Haïti.

Ce qui importe aujourd'hui selon le diplomate français, c'est une vision globale de reconstruction d'Haïti .Et en ce sens, il annonce que l'UE a déjà soumis sa propre vision à l'appréciation du gouvernement haïtien.

Par ailleurs le représentant de la délégation de l'Union européenne a salué le courage des haïtiens et la spontanéité du secteur privé à faire
renaître la vie dans le pays, quelques jours après la catastrophe du 12 janvier.

EJ

 

Haïti : La FAO apporte son aide pour déblayer des canaux d'irrigation à Léogâne 8 fév. 10 Métropole

 

En Haïti, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) vient de lancer un programme de soutien dans l'urgence à 600 personnes pour le déblayage des canaux d'irrigation à Léogâne, en vue de sauver les récoltes de haricots et de maïs après le séisme du 12 janvier.

A cet effet, la FAO verse un petit salaire à chaque travailleur et fournit 600 outils qui seront ensuite remis aux associations d'agriculteurs.

Selon une première estimation du secteur agricole réalisée par la FAO autour de cette ville agricole presque entièrement détruite par le tremblement de terre, les débris du séisme et des glissements de terrain successifs ont obstrué les canaux, menaçant les cultures qui devraient être récoltées dans quelques semaines.

Et selon des estimations ultérieures, les infrastructures vitales ont été gravement endommagées, notamment les canaux et les routes. A Léogâne même, 80% des habitations ont été détruites.

"Pour les agriculteurs de la région de Léogâne, le séisme ne pouvait plus mal tomber", affirme Alex Jones, coordonnateur FAO des urgences en Haïti.

"Les dégâts aux installations d'irrigation sont susceptibles de compromettre les récoltes et l'interruption des approvisionnements en semences et en engrais pourrait réduire les semis durant la principale campagne agricole de printemps."

Environ 40 équipes de 15 personnes chacune ont commencé à travailler sur trois sites. La FAO a également fournit son appui financier et son assistance technique. Elle a aussi eu recours à une pelleteuse de l'Armée canadienne pour les gros travaux. Ces activités devraient durer environ une semaine.

Le secteur agricole d'Haïti a également pâti de la destruction partielle de l'ancien bâtiment du ministère de l'agriculture à Port-au-Prince, ainsi que des laboratoires et des entrepôts, sans parler des pertes en précieuses vies humaines qui formaient le personnel de ce ministère.

Dès le 15 février, une équipe d'experts de la FAO doit effectuer des estimations approfondies des dégâts et des besoins de relèvement (agriculture et sécurité alimentaire), estimations qui feront partie de l'évaluation générale des dégâts post-tremblement de terre.

En priorité, la FAO s'emploie à assurer des financements pour fournir des intrants (semences, outils, engrais) aux agriculteurs haïtiens en vue de sauver la campagne de semis de printemps qui représente 60% de la récolte nationale.

FAO / ONU

 

Reprise prochaine des vols commerciaux à l'aéroport de Port-au-Prince 8 fév. 10 Métropole

 

Le ministre haïtien des finances, Ronald Beaudin, informe que les vols commerciaux pourront reprendre à l'aéroport international Toussaint Louverture avant la fin de ce mois. Il révèle que des travaux de réfection sont réalisés sur une partie de la piste qui avait été endommagée lors du séisme.

Ces travaux sont entrepris par l'OFNAC en partenariat avec des lignes aériennes explique M. Beaudin qui a également rappelé la mise hors service de la tour de contrôle.

Rejetant les rumeurs relatives au contrôle de l'aéroport par les américains, le ministre des finances a assuré que l'expertise des militaires américains a permis au pays d'accueillir une centaine de vol par jour.

L'aide humanitaire internationale transite par l'aéroport et le
wharf de Port-au-Prince. Ronald Beaudin indique que des travaux de réfection sont également entrepris sur les quais privés et publics. L'aide arrivant par voie maritime est débarquée grâce à une installation provisoire mise en place par les militaires américains.

De nombreux haïtiens de la diaspora avaient réclamé la reprise des vols commerciaux à l'aéroport Toussaint Louverture. Certains compatriotes avaient été contraints de transiter par la République Dominicaine afin de rendre visite à des proches.

De plus, les commerçants haïtiens ont également eu recours au territoire dominicain pour faire transiter leurs marchandise
s.

LLM

 

La diaspora apporte une assistance importante aux victimes                8 fév. 10 Métropole

Les haïtiens de la diaspora sont très impliqués dans les secours aux victimes du séisme du 12 janvier. Les autorités haïtiennes informent que 1 200 compatriotes en provenance de la diaspora ont intégré les divers secteurs d'assistance aux victimes.

Ces médecins, infirmières, psychologues et techniciens en climatisation, résidant en amerique du Nord notamment, sont particulièrement efficace puisqu'ils parlent créole se réjouit le ministre des haïtiens vivant à l'étranger, Edwin Paraison.

Il révèle que la majorité de ces haïtiens de la diaspora ont été affectés dans les régions de Port-au-Prince et Jacmel.

De plus M. Paraison espère que les dons des communautés haïtiennes envers les sinistrés continueront d'arriver au cours des prochains mois. Il donne l'assurance que les containers seront livrés dans des délais records par la douane. Les dons de la diaspora doivent être adressés à la Direction de la Protection Civile (DPC) précise M. Paraison faisant remarquer que les bénéficiaires doivent être mentionnés.

De nombreux organisations de la diaspora dont The Haitian League (THL) avaient mobilisé des médecins qui ont réalisé de nombreuses interventions chirurgicales à l'HUEH.

LLM

 

Réflexions du Dr Fresnel Larosilière

Le Nouvelliste

 

Si vous n'êtes pas un homme de parti mais une partie de tous les hommes. Si vous pensez que la politique ne changera pas l'haïtien mais c'est l'haïtien qui doit changer de politique. Si vous faites de la misère de l'autre votre pauvreté et son mieux être votre vraie richesse. Si vous faites de l'amour votre sève, la liberté votre choix et l'éternité votre but, alors la déclaration qui suit est aussi la votre. Je vous invite à la partager avec moi.

 

Haïti: Déclaration

Profondément affligés par ce désastre, sans précédent, qui a endeuillé toutes les familles haïtiennes, nous nous sentons dans l'obligation de faire une halte, dans la réflexion et le recueillement, pour honorer la mémoire de nos centaines de milliers de frères et soeurs, qui ont été fauchés par la mort impitoyable et pour être à coté des centaines de milliers de nos concitoyens, sans abris, qui vivent au quotidien dans la peine, dans la douleur, dans l'angoisse et dans les privations de toutes sortes.
Comme tous ceux qui, miraculeusement, ont survécu à cette catastrophe, la plus meurtrière de toute notre histoire de peuple, nous nous considérons comme des privilégiés. Cette survivance, pour chacun d'entre nous, a un prix. Nous saluons ceux qui, parmi nous, d'une façon ou d'une autre, ont assumé leur responsabilité, en s'engageant dans l'immédiat, individuellement ou sous la direction des compétences et des organisations structurées et reconnues, à panser les plaies physiques et psychiques de nos rescapés.

A long terme, nous voulons et nous devons nous engager pour une remise en question de l'homme haïtien dans son être intime qui nécessite des transformations profondes et pour la reconstruction de notre Haïti chérie, défigurée et meurtrie. Qu'il devienne, enfin, ce coin de terre, le seul qui nous est légitime, un pays ou il fait bon de vivre, pour chacun de ses enfants.
Ces engagements nous devons les concrétiser, dans une discrimination positive et citoyenne, donnant la priorité aux thèmes, aux problèmes et aux solutions qui nous paraissent indispensables, si nous voulons que notre Haïti s'affranchisse de ses démons qui l'ont entravée depuis toujours.
- Nous devons reconnaitre et admettre que, si nous n'avons pas fait échec comme patrie, nous n'avons jamais réussi, comme nation, à édifier une société de droit, charpentée sur la paix, la justice, le respect mutuel et le progrès continu. Nous avions été beaucoup plus souvent digérés que dirigés. Prenons aujourd'hui ensemble la résolution de travailler pour bâtir un nouveau pays ou les valeurs universelles de droit de l'homme seront toujours présentes et pratiquées.
-La Fraternité est encore un leurre chez nous. Nous devons nous faire violence sur notre être profond pour nous délivrer de nos complexes et de nos préjugés séculaires qui nous ont toujours freinés dans notre élan pour progresser et nous épanouir. Nous devons apprendre à nous aimer vraiment pour être aimés par les autres peuples. Les Nations unies et les Nations amies qui viennent presque toujours à notre secours attendent de nous, impatiemment, cette union dans la différence qui nous a fait défaut depuis toujours et dons l'absence est l'handicape majeure à un développement pluridimensionnel 

 

-Nous exhortons ceux qui nous aident et qui veulent nous aider vraiment à reconstruire notre pays, de le faire avec respect, générosité, et confiance, tout en les suppliant de nous assurer qu'une grande partie de l'aide ne retournera pas à leur lieux d'origine. Nous devons nous servir de l'aide reçue pour construire un pays et aider un peuple en désarroi et non pour nous enrichir indécemment. Combattons la corruption sur toutes ses formes, pour mériter le crédit et la confiance de tous.
Nous devons reconnaître nos faiblesses si nous voulons progresser. L'étranger nous classe dans la catégorie des rares peuples qui ne peuvent pas prendre leur destin en main. Nous avons accomplis de trop grandes et belles choses à travers notre histoire unique et héroïque. Admirons ce peuple dans son courage et son altruisme durant les premières heures qui ont suivi la grande secousse dévastatrice, corps et âme, ils se sont précipités sous les dangereux décombres pour sauver des centaines de vies anonymes. Prouvons au monde que nous pouvons faire mieux encore en nous unissant pour une nouvelle indépendance avec leur aide coordonnée et efficace. Sachons que la vraie indépendance est dans l'interdépendance.
-Il n'y a pas de hasard il n y a que des rendez vous. La terre a tremblé naturellement pour maintenir dans son sein, un certain équilibre. Cependant, nous avons tout fait, par notre irresponsabilité et notre manque d'amour pour ce pays et son peuple, pour que ce séisme fasse le maximum de dégâts. Le culte de la négation et de la fatalité lié à des déviations et des compromissions tant que spirituelles que morales ont certainement joué leur rôle dans l'ampleur de cette catastrophe. Ressaisissons-nous et soyons désormais vrais et sincères dans nos intentions, nos convictions, et nos engagements, qu'ils soient sociaux, politiques, moraux ou spirituels.

A toutes les compétences qui auront la charge de notre pays avec une nouvelle vision et appréciation des êtres et des choses, nous leur demandons d'accomplir leur tache en pensant moins à leur droit d'avoir une rémunération équitable qu'à leur devoir envers ce pays qui, plus que jamais, a besoin de l'amour de ses enfants et de ses amis pour se remettre debout.
Nos centaines de milliers de morts qui déjà sont inhumés sans sépulture méritent au moins que nous les honorons en faisant leur deuil dans un adieu national, pour méditer et prendre des résolutions individuelles et collectives. Il serait juste que tous les medias du pays, essentiellement les radios se donnent rendez vous, un dimanche de préférence, pour se relier, dans une même fréquence et procéder, durant une ou plusieurs heures d'horloge, à un ultime hommage à nos disparus. Le dimanche 07 février ou celui de 14 février, à midi, serait très symbolique, pour les pleurer et les honorer ces enfants, ces femmes et ces hommes qui nous ont quittés.
A tout le peuple haïtien endeuillé et affligé, nous présentons nos profondes condoléances. Pour que le départ de ces centaines de milliers de vie aie un sens, nous devons nous ressaisir pour transformer l'haïtien dans son être intime et reconstruire notre Haïti Chérie avec amour, détermination et persévérance.
A tous ceux qui partagent ces réflexions avec nous et qui souhaitent une trêve politique, pour laisser libre champs à la construction morale, civique et spirituelle de l'haïtien, nous les invitons à nous rejoindre dans cette croisade pour une conscientisation citoyenne et chrétienne.
Nous ne pouvons pas refaire l'histoire, ni la défaire, mais nous pouvons la faire. Faisons la ensemble !
Humblement vôtre

Dr Fresnel Larosilière
Ce 01 février 2010

 

Pour reconstruire Haïti, il va falloir mettre de l'ordre dans l'aid

Le Nouvelliste

 

L'un des défis clés est de donner des instructions avisées aux acteurs de la reconstruction afin que les bonnes décisions soient prises.

 

Haïti: La catastrophe d'Haïti appelle une immense responsabilité de la part de la communauté internationale: celle d'apporter une réponse sage et mesurée. Dans l'immédiat, les priorités sont évidemment de fournir une aide d'urgence qui permette de sauver le plus de vies, de contenir les épidémies et d'apporter un soutien psychologique aux familles de victimes et aux blessés. Grâce aux leçons tirées à la suite d'autres catastrophes humanitaires, certains écueils peuvent être évités. Alors qu'un grand nombre de bénévoles et d'organisations continuent de gérer sur le terrain les conséquences dramatiques du séisme, l'un des défis clés est de donner des instructions avisées aux acteurs de la reconstruction afin que les bonnes décisions soient prises.
Allier discipline et flexibilité

Pour ce faire, il faut mettre en œuvre un système de gestion qui allie la discipline militaire du commandement et du contrôle —et le maintien de l'ordre— à la flexibilité nécessaire pour faire face à des circonstances en évolution perpétuelle. Cette tâche incombera au gouvernement américain, représenté par l'ambassadeur américain en Haïti, lequel sera appuyé par l'armée sous le commandement du lieutenant-général Ken Keen (ce dernier assurera le gros du transport et de la logistique). Même si l'argent abonde, les équipes de secours sont importantes et le nombre de vivres considérable, les plus grands défis consisteront à collecter des informations, à les traiter efficacement et à assurer une planification logistique optimale, afin de mettre en adéquation ces ressources et les besoins prioritaires de la population.

Bien qu'une efficacité absolue soit très difficile à obtenir, on peut éviter bien des gaspillages en matière d'aide et empêcher que la corruption ne fasse échouer le processus.

En premier lieu, les donateurs doivent s'assurer d'une totale transparence dans le suivi des fonds. On peut d'emblée mettre en place des systèmes de transparence. (Les donateurs doivent toutefois être conscients que des erreurs seront inévitables.)
Eviter les doublons

Deuxièmement, une meilleure conception des programmes devrait permettre d'éviter les doublons en matière de conclusion de contrats. Il faut accorder une entière confiance aux communautés et leur confier la gestion de leurs dossiers de façon autonome. Des règles simples et justes doivent régler le problème des dotations financières aléatoires susceptibles d'engendrer rancœurs et méfiance. Le Programme de solidarité nationale de l'Afghanistan est un exemple de projet qui concerne directement les communautés ; elles ont le pouvoir de prendre leurs propres décisions au sujet de l'utilisation des ressources. 

 

Une fois que les problèmes immédiats auront été pris en charge, il faudra aider les Haïtiens à se relever de la crise et à reconstruire leur nation. Bien souvent, la reconstruction se limite aux infrastructures, or il faut aussi accompagner les sinistrés pour qu'ils puissent se reconstruire sur le plan psychologique et résorber le traumatisme causé par la mort des leurs et le déplacement de population. Cette terrible tragédie constitue une occasion pour la communauté internationale de nouer un nouveau partenariat avec les Haïtiens. Il faut prendre des mesures visant à éviter les pièges des précédentes initiatives d'aide en Haïti —un état des lieux objectif à ce sujet est disponible dans le rapport 2006 de l'Académie nationale de l'administration publique : «Les causes de l'échec de l'aide internationale en Haïti»— et dans les autres pays.

Tout d'abord, la coordination, quand elle vient de l'extérieur —aussi large soit-elle— ne peut égaler une politique nationale menée par les autorités légitimes d'un pays. Il est impératif de permettre aux dirigeants du pays, en consultation avec leurs compatriotes, de définir leurs besoins et leur avenir. Ensuite, on doit mettre en place des systèmes de responsabilité, à la fois pour l'utilisation des ressources du pays —ce qui accroîtra le montant des fonds d'aide directe— et pour l'aide fournie par les dons publics et privés. Il peut être judicieux de soumettre l'utilisation des fonds en fidéicommis venant de plusieurs donateurs à des règles strictes en matière de décaissement, pourvu qu'il existe la flexibilité à court terme d'effectuer un déboursement rapide pour financer des programmes adaptés.
S'attacher aux richesses d'Haïti

Par ailleurs, ni l'Etat, ni la société civile, ni des entreprises privées ne peuvent tout seuls régler le problème de l'instabilité et de la pauvreté en Haïti. La clé est de trouver un juste équilibre des rôles entre ces trois acteurs. L'attention portée à la mise sur pied d'institutions, à la création de marchés ainsi qu'à l'engagement de la société civile doit être équitablement répartie.

Quatrièmement, au lieu de toujours regarder ce dont Haïti manque et ce qui doit être importé de l'étranger —ressources humaines ou financières—, la communauté internationale devrait s'attacher aux atouts dont l'île dispose déjà, sur les plans naturel, humain et institutionnel. Par exemple, à la place de faire venir des experts de l'étranger, il faudrait investir dans la formation professionnelle des Haïtiens. Plutôt que de rechercher des afflux constants de dons, l'objectif à moyen terme doit être de permettre à Haïti de faire croître son économie et de tendre à l'indépendance fiscale.

Enfin, cette nouvelle catastrophe est peut-être le signal qu'il est temps de trouver des solutions innovantes aux problèmes persistants d'Haïti, avec notamment la construction de petites villes et de ports dans différentes régions de l'île, ce qui créerait de nouveaux débouchés. Et en plus de solliciter le gouvernement, Haïti pourrait aussi se tourner vers des fondations privées, des universités, des villes et d'autres sources de savoir pour bâtir des nouveaux types de partenariats.

Clare Lockhart
Traduit par Micha Cziffra
Slate.fr

 

Le récit du séisme par l'écrivain Michel Le Bris

Par Anne BRIGAUDEAU
 
"On parle des pillards alors qu'on a surtout vu des gens calmes, courageux, solidaires"

Michel Le Bris, que nous avons joint par téléphone lundi, se trouvait en Haïti lors du séisme. Il s'y était rendu pour la deuxième édition
d'Etonnants voyageurs, déclinaison, dans cette île caribéenne du Festival de Saint-Malo, qu'il a créé et qu'il dirige.
Voici le récit des trois journées qu'il y a passées, à partir du mardi 12 janvier.

MARDI 12 JANVIER  -   PORT-AU-PRINCE (HAITI)
_"Nous étions arrivés, ma fille et moi, le dimanche soir à Port-au-Prince avec trois personnes de mon équipe pour préparer le Festival Etonnants voyageurs qui démarrait le 14 janvier. Nous sommes descendus à l'hôtel Karibé. Toute l'équipe était à l'hôtel,  y compris les écrivains  Dany Laferrière et Rodney Saint-Eloi._ _Ce mardi, en attendant la voiture qui devait passer nous prendre à 17h30 pour l'organisation du festival, j'étais en train de travailler dans ma chambre, ma fille également. Deux membres de l'équipe, ainsi que Dany Laferrière étaient sur la terrasse.__Quand la terre a tremblé, vers 16h50, j'ai eu l'impression d'avoir vu le poste de télévision, que j'avais allumé cinq minutes auparavant, bondir vers moi, juste avant la première explosion. C'était sûrement faux, ça devait être simultané. J'ai cru à une explosion, puis j'ai compris que c'était un tremblement de terre. Tout s'est mis à danser, les murs se fendaient, ondulaient, explosaient, des blocs dégringolaient de tous côtés, le sol dansait. J'ai sauté sur mon ordinateur pour sauver les mille pages de mon prochain bouquin ("Le dictionnaire amoureux de l'exploration" ...) et un travail en cours sur un inédit de Stevenson. J'ai entendu la voix de ma fille Melanie, passant devant ma porte «  Ça va ? » Elle était sauve, c'était l'essentiel. __Les réactions humaines sont parfois étranges: alors que tout dégringolait autour de moi, au lieu d'arracher ce fichu ordinateur de sa prise et de filer, me voilà, rassuré sur le sort de ma fille, en train d'éteindre l'ordinateur dans les règles, avec ma souris - mais allez donc fixer la flèche à l'endroit voulu quand tout, sol et table valsent et que tombent gravats et parpaings ! Et pour tout arranger, s'affiche le message : voulez-vous vraiment éteindre votre ordinateur?  Re-souris dansanteŠ Tout d'un coup je me suis dit, mais qu'est ce que je fous là ? J'ai attrapé mes papiers, l'ordi et j'ai foncé dehors. L'électricité venait de sauter, je suis sorti dans le noir entre les blocs écroulés et j'ai retrouvé tout le monde, saufs. Nous avons couru dans la rue, par crainte que l'hôtel ne s'effondre totalement. Mais face à nous passaient des lignes à haute tension pas plus rassurantes que. J'ai eu le temps de passer quelques coups de fil pour prévenir ma femme, appeler pour dire que le festival était évidemment annulé et qu'il fallait prévenir au plus vite les auteurs en partance. Puis les communications ont été coupées,  même les liaisons satellite._


_L'hôtel Karibé, à Pétion-ville, est sur les hauteurs. Nous avons a vu alors monter des profondeurs de la vallée un énorme nuage de poussière, puis une immense clameur, puis un silence effarant. Et nous avons compris que quelque chose d'énorme venait de se produireŠ On ne pouvait pas rester dans la rue. Un Américain a dit : il y a un court de tennis de l'autre côté de l'hôtel. Nous avons retraversé l'hôtel dans le noir, et nous nous sommes rassemblés sur le court. Le personnel de l'hôtel est arrivé avec des couettes, des bonbonnes d'eau. Nous avons dormi à même le sol - enfin, dormiŠ. La nuit était chaude, peut-être à cause de toute l'énergie dégagée par le séisme, les étoiles brillaient. Allongés, nous sentions vibrer le sol au dessous de nous, devenus comme flottant. Au total, sauf erreur, 43 secousses dans la nuit.

__MERCREDI 13 JANVIER - PORT-AU-PRINCE (HAITI)_Le lendemain, on a récupéré de l'eau. Le personnel de l'hôtel a été formidable. Certains avaient perdu leurs maison, mais ils sont revenus. Peut-être eux aussi avaient-ils besoin de se retrouver avec nous, actifs. Ils ont fait fonctionner un groupe électrogène. De loin en loin on a réussi à faire passer des SMS en France, où l'équipe d'Etonnants Voyageurs a collecté les informations. Depuis, j'ai vu qu'ils avaient fait un boulot formidable.Sabine Sauval, la femme du directeur des services culturel de l'ambassade, Alain Sauval, était avec nous, folle d'inquiétude dans l'ignorance de ce que son mari était devenu. Celui-ci est arrivé dans la matinée, craignant le pire pour sa femme. Puis Lyonel Trouillot (auteur du
formidable "Yanvalou pour Charlie"), un des grands écrivains haïtiens qui organisait le festival avec nous. Malgré ses difficultés à marcher, il était venu à pied à l'hôtel dans la nuit, mais ne nous avait pas trouvé. Il revenait après avoir parcouru la ville pour retrouver les auteurs qui devaient être présents au festival - tous vivants, sauf Georges Anglade. Il suffisait de regarder Lyonel pour comprendre qu'il arrivait d'un enfer. Il nous a raconté les bâtiments effondrés, hôpitaux, écoles, hôtels, Palais national, cathédrale. Un bon tiers de la ville était détruit. Mais il nous a dit aussi la réaction de la foule, l'entraide, le calme, la dignité des gens déblayant à mains nues.__A côté de l'hôtel, il y avait un immeuble effondré. Les sauveteurs- les gens de l'hôtel - ont réussi à sauver une petite fille, coincée depuis des heures, et sa nounou. Il faut le dire et le redire : les premiers sauveteurs, ce sont les Haïtiens, déblayant avec rien, à mains nues, au mieux avec des marteaux.__Et nous nous sommes organisés pour tenir. Le soir du tremblement de terre, étaient prévue une réception de 150 personnes le soir. Le cuisinier a récupéré les plateaux encore en état, canapés et petits fours, ainsi que des bonbonnes. Quelques matelas et chaises pliantes s'étaient ajoutés. Dany, sorti pour prendre des nouvelles de sa mère est revenu dans l'après-midi : celle-ci était sauve. Un photographe canadien, puis un photographe haïtien sont passés, nous ont montré leurs photos, hallucinantes. __
 
On s'est inquiété dans la soirée en voyant des nuages, craignant que la pluie n'aggrave encore la situation, mais heureusement, il n'a pas plu. On a passé la deuxième nuit sur des matelas récupérés dans l'hôtel, toujours sur le court de tennis. Il faisait très froid.  Certains s'inquiétaient : si la situation se prolongeait, il pouvait y avoir risque de pillage. Cela dit, j'ai bondi quand j'ai vu les premiers papiers dans certains journaux, cette litanie choquante sur les pillages. Bien sûr, c'est plus excitant à inventer que de dire la vérité : des gens dans leur grande majorité calmes, courageux, solidaires. Des pillards ! On se demande ce que feraient les gens, en France, s'ils voyaient leurs gosses en train de mourir de faim avec de la nourriture à côté, dans des magasins effondrés !__

JEUDI 15 JANVIER PORT-AU-PRINCE (HAITI) / GUADELOUPE_
Il y avait encore eu des secousses dans la nuit. Le matin, le cuisinier de l'hôtel est arrivé avec du café chaud -c'est incroyable comme c'est réconfortant dans des circonstances pareilles. Il avait aussi récupéré un peu de viande, annonçait des grilllades pour midi. Mais vers midi Alain Sauval est arrivé en hâte, suivi par une deuxième voiture de l'ambassade : il y avait un vol programmé dans l'après-midi pour la Guadeloupe. Dany Laferrière, qui est Canadien, était déjà parti dans la matinée. Nous nous sommes tous retrouvé dans la résidence de l'ambassade de France. Un choc : nous y avions dormi, ma fille et moi, le mois précédent, lors d'un premier voyage de coordination. C'était la plus belle maison de Port-au-Prince, elle était totalement détruiteŠ Les militaires sont arrivés et nous sommes partis à bord d'un Airbus en Guadeloupe.


VENDREDI 16 JANVIER -GUADELOUPE_ Réveil avec un sentiment de totale irréalité. Devant nous, un paysage de carte postale, avec des gens dans la piscine. Et nous, là, comme des Martiens On est venu nous chercher vers 15 heures, direction l'aéroport, dont nous avons décollé à 19 heures pour Paris. On avait vécu des jours qui ont paru des éternités.__

LUNDI 18 JANVIER - BRETAGNE JE voudrais insister sur la force morale des Haïtiens. Les premiers articles que nous avons pu lire, arrivés en Guadeloupe, Haïti - depuis j'en ai lu d'autres, excellents - nous ont scandalisés. Quoi, Haïti pour eux se réduisait à ça, le voyeurisme des photos-choc de gosses en sang, de femmes hurlant ? et le sensationnalisme de pacotille des sempiternels articles sur les supposés "pillages" ?  Si les auteurs de ces papiers avaient été là, ils en auraient entendu sur eux,  traités de "chiens" par certains Les Haïtiens, non ce n'étaient des hordes de sauvages s'entre-déchirant, mais des gens dignes, courageux, solidaires ! Des gens qui faisaient de leur mieux, s'organisaient tant bien que mal Et bien sûr, allant avec, on retrouvait les articles habituels sur le malheur d'Haïti, l'île maudite, la "fatalité haïtienne". Fatalité ? Il faudrait quand même rappeler que ce pays, nous l'avons, méthodiquement mis à genoux, ruiné. Les Haïtiens sont premiers qui se sont libérés de l'esclavage en 1793.
 
 Ils sont les premiers à avoir battu en 1803 une armée envoyée par Napoléon pour reprendre l'île et y restaurer l'esclavage. On leur a fait payer, au sens propre : 150 millions de franc-or de l'époque imposés par Charles X comme prix de la reconnaissance par la France de l'indépendance de l'île - plusieurs milliards de dollars d'aujourd'hui. 150 millions de franc-or pour que les esclaves dédommagent les propriétaires esclavagistes qui s'estimaient "lésés" !

Le prix a été réduit plus tard à 90 millions de francs - mais les Haïtiens ont dû emprunter la totalité de la somme, avec des intérêts de 20 %, somme gagée sur la production de canne à sucre. Bref, nous avons tout fait pour briser ce pays qui ne s'en est jamais remis : c'était l'île la plus riche de toute la Caraïbe. Alors, quand j'entends certains commentateurs parler de fatalité, j'ai envie de les étrangler. On ferait mieux de parler de la formidable créativité d'Haïti. Voyez le nombre de prix littéraires décernés aux écrivains haïtiens, en France, au Canada, aux Etats-Unis, en Allemagne : onze prix internationaux pour cette seule année ! Et c'est pareil en peinture, en musique. Cette créativité c'est l'incroyable effort, au cœur du malheur, de s'affirmer debout. Ici, au sens strict, la création est vitale : ce qui fait tenir le pays. Après le séisme, des gens qui reconnaissaient Dany Laferrière dans la rue venaient vers lui, lui serraient la main, le remerciaient d'avoir écrit d'avoir écrit son livre, "L'énigme du retour"
(prix Médicis 2009)  qui leur faisait honneur. Et comme il protestait qu'en pareilles circonstances, cela n'avait plus guère d'importance, les autres insistaient, qu'au contraire c'était plus que jamais essentiel. Parce que les ¦uvres des artistes témoignaient de la force qui leur ferait faire face au malheur. La création artistique, c'est ce qui fait tenir Haïti. Lyonel Trouillot, Dany Laferrière et moi quand nous nous sommes quittés, sur le tennis du Karibé, nous sommes promis que ce festival des Etonnants voyageurs en Haïti, on allait le faire, malgré tout. A Saint-Malo, au printemps. Et puis à Port-au-Prince, de nouveau dès que ce sera possible. Et nous le ferons. Où nous avons passé la nuit dans un village Pierre et Vacances.




L'autopsie révèle que les Haïtiens furent tués par balles, décapités et brûlés.
La chancellerie condamne la mort d’Haïtiens tués dans la région frontalière

 
23/10/2009
10:48 PM
Les résultats de l’autopsie pratiquée sur les trois cadavres haïtiens assassinés par balles mercredi dernier indiquent que les victimes furent décapitées et ensuite brûlées, ce fait est survenu dans la communauté de Boca de Cachon, Jimani. L’information fut transmise par téléphone par le journaliste Tony Pina à l’émission Huchy Lora, de CDN, émetteur CDN-La Radio qui se trouvait sur les lieux au moment du drame.
CDN – La Radio explique que l’autopsie pratiquée sur les cadavres conclue que les personnes sont décédées à la suite de coups de feu dans le dos puis, les corps ont été démembrés et brulés.
Les autorités haïtiennes sont intégrées à l’enquête sur cet incident. Quatre personnes sont maintenant détenues mais les identités ne sont pas révélées.
L'incident est arrivé mercredi dans la nuit sur la colline, El Behuco., à Jimaní où les victimes produisaient du charbon de bois, selon l'information donnée par le procureur de cette ville, Ruddy Pérez Medrano.
Selon l’information prise d’un survivant de la tragédie, l’Haïtien, Mesilis Desil, il affirme que le groupe a été attaqué par un groupe d'hommes armés.
 
PN assure que les responsables seront emprisonnés
Par contre, la Police précise que les Techniciens de la Police Scientifique et de l’Institut National des Sciences Forestières (INACIF) confirment qu’il y a trois haïtiens tués pendant cette agression dans la communauté frontalière de Jimani. Au début, on parlait de quatre victimes dans cet incident dont l’enquête est tenue par les officiels de la Direction Générale des Investigations criminelles (DICRIM). Au moins cinq haïtiens furent attaqués dans cet incident à Boca de Cachon et Los Pinos del Edén.
Les membres de la Police et d’INACIF ont effectué une visite dans la zone de la tragédie, dans l'hélicoptère de la Police Nationale.
Le chef de la Police, Raphaël Guillermo Guzmán Fermín, assure que les responsables de ce crime seront emprisonnés et soumis à la justice afin de répondre de cet incident qualifié d’inacceptable.
Il a soutenu que les investigateurs de la Police travaillent en coordination avec les procureurs de ce dossier afin d’arrêter les responsables dans les meilleurs délais.
De cette agression, seul Mesilis Desil, 41 ans, a survécu, il présente une blessure par balle dans l'abdomen et demeure hospitalisé à l'hôpital régional de Jaime Mota, de Barahona où il a été opéré. Les investigateurs de la police ont déjà interviewé le survivant.
 
La Chancellerie condamne la mort d’Haïtiens dans la région frontalière
La Chancellerie de la République dominicaine a condamné aujourd'hui l'agression dont furent victimes cinq Haïtiens, quatre étant morts dans un incident dans la communauté frontalière de Jimaní. Elle invite les autorités judiciaires du pays à agir dans les plus brefs délais contre les coupables. Le Secrétaire d’État des Relacions Extérieures, M. Carlos Morales Troncoso, a exprimé consterné que des actes comme celui-ci doivent être condamnés par l'État et le peuple de la République dominicaine, n’étant pas la manière de régler les situations entre les êtres humains.
« Nous condamnons et reprochons ces tueries et nous espérons que la justice agisse rapidement contre les coupables », a déclaré Morales Troncoso
La tragédie a eu lieu dans la colline Behuco, localisée entre les communautés de Boca de Cachón et Les Pines del Edén, de Jimaní, dans la province de l'Indépendance où les victimes faisaient du charbon de bois à brûler, selon les informations données par le Procureur de ce district judiciaire, Pérez Medrano Rougeoyant.
Morales Troncoso signale que c’est dans l’intérêt du Gouvernement que les autorités compétentes agissent de manière rapide et adéquate, afin que les responsables de cette tragédie soient jugés devant les tribunaux pour cette offense à la société.
Il affirma que devant des actions comme celle-ci, la réaction du Gouvernement et de la société de la République dominicaine doit être le rejet formel de ce type d’action et l'engagement à prendre les mesures nécessaires afin que les responsables de cet incident se retrouvent sur le banc des accusés.
Il déclara aussi qu’indépendamment de la nationalité des auteurs de ces meurtres, les autorités de la République dominicaine doivent confirmer le sens de responsabilité de l'inviolabilité de la vie humaine et leur décision de ne pas laisser impuni un tel fait déplorable.

Cinq organisations nationales exigent une position ferme contre une campagne quotidienne de haine envers Haïti en Rép. Dominicaine


jeudi 22 octobre 2009
Dans une lettre ouverte au président René Garcia Préval et à la première ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis, dont copie a été adressée à Ruben Sillié, ambassadeur de la République Dominicaine en Haïti, 5 organisations nationales de défense de droits humains demandent de mettre fin au silence observé par les autorités nationales sur l’ampleur d’une campagne intensive quotidienne de haine, sans cesse alimentée à l’égard d’Haïti et de ressortissantes et de ressortissants d’Haïti, en territoire voisin, par de nombreuses personnes, y compris par des officiels (fonctionnaires) dominicains.
Les organisations signataires mettent en garde contre les lourdes conséquences probables de cette campagne sans bornes, qui se traduisent souvent par de nombreux actes de violence, dont des assassinats, incendies criminels, rapatriements massifs et autres faits regrettables.
Elles mettent en question la position affichée par l’ambassade d’Haïti en République Dominicaine sur ces appels à la haine, tout en dénonçant l’attitude des médias qui répercutent les contenus discriminatoires de cette campagne tous azimuts contre les migrantes et migrants, dont l’apport a beaucoup contribué à placer la République Dominicaine dans la situation de développement économique qui la caractérise aujourd’hui.
Soumis à AlterPresse le 21 octobre 2009
Par le Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr), le réseau national de défense des droits humains (Rnddh), la plateforme des organisations haïtiennes de défense de droits humains (Pohdh), Tét kole ti peyizan ayisyen et la plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (Papda)
Lettre ouverte aux autorités haïtiennes autour de la campagne haineuse perpétrée contre les Haïtiens/nes et leur pays en République Dominicaine
Port-au-Prince, le 21 octobre 2009
Monsieur le Président Préval,
Madame la Première Ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis,
Face à cette nouvelle campagne de dénigrement, déployée tous azimuts contre les ressortissants haïtiens/nes en République Dominicaine, nous, organisations signataires de cette note, nous vous demandons, en tant que Chef d’État et Cheffe de gouvernement, de prendre toutes les dispositions pour éviter de nouvelles attaques contre les migrants haïtiens, comme cela s’est produit en maintes occasions dans le passé.
Nous vous rappelons que, souvent, après de telles campagnes, une série d’incidents regrettables ont été enregistrés, tels des assassinats, des incendies criminels et des rapatriements massifs.
En tant que représentants de l’État haïtien, vous avez la responsabilité de demander aux autorités voisines pourquoi elles ont toléré, de la part de plusieurs personnes dont des fonctionnaires de l’État dominicain, des excès de langage contre un peuple et un pays voisins qui ne sont pas en conflit ouvert avec eux.
Pourquoi certains groupes ont-ils autant de facilité à se servir des médias pour alimenter leur campagne de haine contre les migrants/es haïtiens qui, pourtant, ont grandement contribué à faire de la République Dominicaine ce qu’elle est aujourd’hui.
Même si des Haïtiens/nes vont en territoire voisin en quête d’une vie meilleure, même si Haïti vit aujourd’hui des moments difficiles, cela ne justifie pas que Vous, autorités publiques, vous fermiez les yeux, et que vous consentiez à accepter n’importe quelle déclaration avilissante à l’encontre d’Haïti et du peuple haïtien sans réagir.
En ce sens, nous nous demandons quel est le rôle de l’ambassadeur haïtien en République Dominicaine ? Pour qui travaille-t-il ? Qui représente réellement Haïti dans ce pays et qui défend sa dignité ?
Monsieur le Président de la République, Madame la Première Ministre, nous attirons votre attention sur cette campagne qui s’accentue chaque jour en République Dominicaine contre les Haïtiens et contre Haïti, afin de prévenir les actes de violence qui pourraient en résulter et éviter que vous les considériez comme des actes isolés.
Une telle campagne de dénigrement, attentatoire à la dignité des migrants/es et des Haïtiens/nes, est condamnée par la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale en son article 4 et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques à l’article 20-2.
Ces deux accords internationaux sont signés et ratifiés par Haïti et la République Dominicaine, par lesquels les deux États se sont engagés à prendre des dispositions pour combattre tout acte ou toute pratique de discrimination raciale contre des personnes, groupes de personnes ou institutions sur leur territoire.
Dans son article 4-a, la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale considère comme des « délits punissables par la loi toute diffusion d’idées fondées sur la supériorité ou la haine raciale, toute incitation à la discrimination raciale, ainsi que tous actes de violence, ou provocation à de tels actes, dirigés contre toute race ou tout groupe de personnes d’une autre couleur ou d’une autre origine ethnique, de même que toute assistance apportée à des activités racistes, y compris leur financement ».
Pour sa part, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, dans son article 20-2, déclare : « Tout appel à la haine nationale, raciale ou religieuse qui constitue une incitation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence est interdit par la loi. »
Quand des États-partie des Conventions ne réagissent pas aux actes discriminatoires ou encore y prennent part, ils deviennent responsables de toute violation des droits de la personne commise dans ce cadre précis. La presse haïtienne a déjà publié une liste d’articles à contenu discriminatoire sur les Haïtiens/nes et leur pays en République Dominicaine. Réagissant à ces publications, le Service Jésuites aux Réfugiés et Migrants (Sjrm), basé à Santo Domingo, a, dans un communiqué, invité les médias à réfléchir sur les lourdes conséquences que peuvent provoquer les articles de dénigrement qu’ils publient.
L’organisation a demandé à la population dominicaine de rester éveillée face à cette campagne malsaine, observée tous les jours au niveau des médias, une campagne qui, selon l’institution de droits humains, rentre « dans un plan qui vise à détourner l’attention des Dominicains/es sur les graves problèmes sociopolitiques qui affectent le pays ». (Source : El Nuevodiario, 8/10/2009).
Face à cette situation qui tend à s’amplifier, nous vous demandons, en tant que Chef d’État et Cheffe de Gouvernement de :
• Mettre un terme à ce silence et produire une déclaration publique sur les attaques quotidiennes relevées dans la presse contre les Haïtiens/nes vivant en République Dominicaine et sur diverses mesures restrictives annoncées, qui peuvent avoir des conséquences sur les rapports de bon voisinage existant entre Haïtiens/nes et Dominicains/es demeurant dans les communautés frontalières ;
• Nommer un nouvel ambassadeur en République Dominicaine pouvant défendre la dignité du pays et ses intérêts ;
• Doter les consulats haïtiens en République Dominicaine de moyens pouvant leur permettre d’accompagner adéquatement les migrants/es haïtiens en difficulté ;
• Redynamiser la Commission Mixte haïtiano-dominicaine qui est un espace important où les deux États peuvent discuter et prendre des dispositions sur des questions-clés qui concernent les populations de l’île, sans excès de langage ni propos avilissants.
Nous espérons, en tant qu’autorités étatiques, que vous allez prendre en considération notre inquiétude et notre appel pour empêcher une recrudescence des actes de violence contre les Haïtiens/nes vivant en République Dominicaine.
Monsieur le Président de la République, Madame la Première Ministre, si rien n’est fait pour freiner cette dérive, l’histoire tiendra pour collectivement responsables l’État haïtien et l’État dominicain de toutes violences perpétrées contre les migrants/es haïtiens suite à cette campagne.

Avec nos respectueuses salutations.
Organisations signataires :
1. Groupe d’appui aux rapatriés et aux réfugiés (Garr)
2. Réseau national de défense des droits humains (Rnddh)
3. Plateforme des organisations haïtiennes de défense des droits humains (Pohdh)
4. Tèt Kole Ti Peyizan Ayisyen
5. Plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (Papda) Pour authentification :
Serge Lamothe, Président du Conseil d’Administration de Garr
C.C. : Ruben Sillié, Ambassadeur de la République Dominicaine en Haïti
 
Les causes de la migration insulaire en débat à P-au-P du 23 au 25 octobre
 
mercredi 21 octobre 2009

P-au-P, 21 oct. 09 [AlterPresse] --- Le service jésuite pour les refugiés et les migrants (Sjrm) organise du 23 au 25 octobre 2009, une rencontre sur les causes de la migration et les pratiques courantes liées à la traite et au trafic des personnes à la frontière haïtiano-dominicaine, selon les informations communiquées à l’agence en ligne AlterPresse.
Baptisé « flux migratoire des Caraïbes 2009 », cet événement réunira, dans la capitale haïtienne des personnalités du Canada, des États-Unis d’Amérique, de la République Dominicaine, et les directeurs de tous les bureaux du Srjm.
L’ex-ambassadeur d’Haïti en République Dominicaine, Guy Alexandre, compte faire, à cette occasion, une intervention sur la migration haïtienne. Des intervenants américains, canadiens et dominicains parleront de la situation des travailleuses et travailleurs issus de la migration, dans leur pays respectif.
Il s’agit de présenter une étude globale de la situation à la frontière entre les deux pays, en analysant les causes de la migration, la traite et ses conséquences sur les peuples haïtien et dominicain, souligne le Srjm.
A partir des réflexions qui se seront engagées, les organisateurs espèrent également fournir des alternatives de régularisation des déplacements de population qui enveniment, depuis un certain temps, les rapports haïtiano-dominicains.
Le 20 octobre 2009, la police dominicaine a annoncé la découverte du corps décapité d’un ressortissant haïtien, identifié comme Tony Charlys à Mao (Nord-Ouest de la République Dominicaine). En mai 2009, un meurtre du même genre avait horrifié les Haïtiens qui continuent de représenter là-bas la psychose de « l’envahisseur pacifique », aux yeux des dominicains ultranationalistes.
Cette attitude ultranationaliste semble s’infiltrer jusque dans les politiques gouvernementales. Une proposition de loi, cherchant à légaliser les descendants de migrants, dont des Haïtiennes et Haïtiens, a été rejetée d’un revers de main par le parlement dominicain. La migration et la nationalité constituent un vaste débat dans le pays hispanophone voisin d’Haïti, avec parfois des confusions et entremêlements dangereux des deux notions, d’ailleurs signalés par différentes organisations de défense des droits des migrantes et migrants.
Au delà des discours politiques et de la violence, les problèmes demeurent.
La frontière est le lieu privilégié des trafiquants d’êtres humains et le point de passage pour toutes sortes de produits illicites, comme la drogue, le vol d’automobiles, de motocyclettes et de bétail. Face à cette situation, les autorités voisines ont opté pour des réponses musclées, en décidant, par exemple au début du mois d’octobre 2009, l’envoi de troupes supplémentaires à la frontière, alors qu’Haïti réaffirme sa volonté pour une amélioration des relations.
Au terme de l’événement, organisé du 23 au 25 octobre 2009 à Port-au-Prince, une rencontre est prévue, le 26 octobre 2009, entre les coordonateurs du Sjrm et la première ministre d’Haïti, Michèle Duvivier Pierre-Louis.
[kft rc apr 21/10/2009 11:25]

Quatre Haïtiens morts dans la confusion HYPERLINK " http://www.fr.gd/editpage.php " l "top" de l'incident avec des prétendus Dominicains à Jimani

22/10/2009
8:46 PM
JIMANI. - Quatre Haïtiens auraient été tués par balles et plus tard brûlés par des supposés Dominicains et d’autres seraient blessés dans un incident survenu dans un lieu nommé « Madre Fresca » de cette même communauté de Jimani.
Le Procureur de ce district judiciaire, Maître Pérez Medrano Rougeoyant, a dit que les informations préliminaires indiquent qu'il y a eu quatre étrangers morts. Il ajoute que l’incident se serait passé dans « Madre Fresca » entre Bochade Cachón et Los Pines de Edén dans la province Indépendance.
Un des Haïtiens ayant échappé au massacre, est arrivé blessé, à Jimaní où il a raconté ce qui s'était passé.
Il nous rapporte qu’ils étaient en train de fabriquer du charbon végétal, lorsque des gens qui se sont présentés comme Dominicains sont arrivés. Ils étaient armés et ils ont commencé à tirer; ils ont réussi à tuer quatre travailleurs haïtiens.
Le Procureur de Jimani rapporte que l'étranger lui a expliqué que les attaquants, après avoir tué ses amis, ont brûlé leurs corps dans les mêmes fours où ils préparaient le charbon de bois.
Il a indiqué que le médecin légiste et les autorités judiciaires sont allés immédiatement aux premières heures du matin d’aujourd’hui jeudi à cet endroit.
On ignore si les supposés Dominicains qui ont tiré sur ces Haïtiens appartiennent à une institution officielle.
Auteur: TEUDDY À. SANCHEZ
 
Manuel Núñez : « La misère importée d’Haïti fait que la République dominicaine ne surmontera jamais sa pauvreté. »

Le 18 octobre 2009,01:36 PM

"Le pays ne peut se développer avec une immigration qui détruit l'emploi, la base de la prospérité nationale"
SAINT DOMINGO.- « Il est impossible que la République dominicaine sorte de sa misère en important la pauvreté d’Haïti », a affirmé dimanche l'écrivain et historien Manuel Nuñez.
Cependant, selon le journaliste, Jean-Michel Caroit, du journal français Le Monde en termes d’immigration haïtienne, il y a beaucoup d'hypocrisie de la part de plusieurs personnes car on sait que cette immigration de personnes illégales, sans document conviennent à beaucoup de secteurs économiques du pays.
"Le pays ne peut pas se développer avec une immigration qui détruit l'emploi, la base de la prospérité nationale, parce que s’il y a manque d’emploi dans les différentes régions du pays, il est impossible pouvoir éliminer la pauvreté en important la pauvreté du pays le plus pauvre du monde", a exprimé Manuel Nuñez.
Il a mentionné aussi qu’à ce problème, s’ajoute le problème sanitaire, l’éducation et la sécurité nationale, "c'est-à-dire qu’il y a une série de problèmes collatéraux unis à ce regard sur le monde. En participant à l'émission de télévision « En una hora » (programme dominical au canal 27), dirigée par le journaliste, Manuel Jiménez, Nunez s’est souvenu que l’année dernière, le politicologue français, Aymeric Chauprade, à une conférence de la Fondation Globale, disait que la République dominicaine ne peut pas lancer une stratégie du développement efficace afin d’éliminer la pauvreté de ses habitants, si elle maintient une immigration incontrôlée haïtienne.
Jean-Michel Caroit parle
Considérant une grande hypocrisie dans la communauté dominicaine à aborder le sujet de l‘immigration illégale des Haïtiens, Caroit dit que c’est bien connu que la modernisation de l’industrie de la canne à sucre s’est faite à partir de la surexploitation abusive de la main d’œuvre haïtienne illégale, ce fait survient aussi dans d’ autres secteurs de production
Tout le monde sait que le prix du mètre carré à Santo Domingo n’est pas le même qu’à Paris, Londres, aux États-Unis et en d’autres pays de l’Amérique latine, et cela à cause de l’exploitation abusive de la main d’œuvre haïtienne illégale puisqu’elle ne coûte presque rien ajoute le journaliste français.
Même l’ État est en train de l’employer pour la construction du métro puisque celle ci est faite par la main-d’œuvre haïtienne illégale bon marché ajoute le journaliste français.
Il ajouta que la droite nationaliste du pays s’est plainte et demande pourquoi la communauté internationale n’a rien fait pour combattre cette extrême pauvreté en Haïti, mais quand les deux ex-présidents des États-Unis : Jimmy Carter et Bill Clinton, sont allés avec des programmes d’aide pour la malaria et d’investissement on les a accusé d’ingérence.
Les nationalistes dominicains « accusent la communauté internationale de ne rien faire et quand elle essaie de faire quelque chose, c’est mal. » « Bâton s'il navigue, bâton s'il ne navigue pas. »
Caroit regretta que Carter soit venu à la seule île où il y a la malaria dans le territoire de l'ouest pour mobiliser des fonds pour combattre ce problème et que les fonctionnaires du gouvernement (Humberto Salazar et le chancelier Morales Troncoso) disent que l’intention de l'ex-président des États-Unis était de fusionner Haïti et la République dominicaine.
Il déclara aussi qu’il était présent à la conférence de presse de Carter et celui-ci n’a pas abordé le thème de l’immigration il a fait mention qu’il était impossible de contrôler la malaria dans la partie est de l’Ile si elle existe dans la partie ouest.
Le journaliste du journal « Le Monde » considéra que les gens sont dans l’illusion en croyant que les États-Unis, la France et le Canada sont impliqués en Haïti dans le but de fusionner les deux nations car à chaque jour la participation des États latino-américains est plus forte dans la recherche de solutions pour la crise haïtienne.
 
 
Une présence dominicaine plus prononcée sur la zone frontalière haïtiano-dominicaine

Posté le 9 octobre 2009
Les autorités dominicaines entendent renforcer leur présence au niveau de la frontière haïtiano-dominicaine. Plus d’une centaine de policiers dominicains seront, sous peu, déployés dans la zone frontalière. En effet, la police dominicaine va déployer, pendant 15 jours, 117 agents sur la frontière haïtiano-dominicaine. Cette initiative est prise dans le cadre de la lutte contre le trafic d’êtres humains, de drogue, d’armes et la délinquance, ont indiqué les autorités dominicaines.
Ces dernières disent surtout s’inquiéter de ce qu’ils appellent le processus d’« haitianisation » de la zone frontalière. Car, disent-elles remarquer, les familles dominicaines y sont de plus en plus rares et les écoles comptent majoritairement des élèves haïtiens. « L’objectif poursuivi est de renforcer de manière ferme et décisive la sécurité à la frontière », a martelé le chef de la police dominicaine, M. Rafael Guillermo Guzman Fermin.
Intervenant à une conférence de presse relayée par l’agence Associated Press, M. Fermin a affirmé que la constitution de cette unité spécialisée représente un projet pilote qui sera suivi d’autres expériences de même type.
Par ailleurs, le Conseil national de la frontière a annoncé son intention de soumettre au parlement dominicain un avant-projet de loi appelant à la création d’un organisme général qui, de concert avec d’autres entités, devrait promouvoir le développement de la zone frontalière, le renforcement de la sécurité et la lutte contre les activités illicites.
 
République dominicaine: Un haïtien décapité une nouvelle fois

D’après le (Latin American Herald Tribune)
« Un Haïtien sans papier a été décapité dans la ville de Mao, dans le nord ouest, en République dominicaine a annoncé la police le vendredi 16 octobre. »
La victime s’appelle Tony Charlys. Il a 40 ans. On ne connait pas encore les circonstances entourant l’assassinat du compatriote qui était un fermier. Aucune arrestation n’a été signalée. « Le corps, sans tête, de Tony Charlys a été retrouvé le jeudi (15 octobre) alors que sa tête a été vue un peu plus tard dans une autre zone » a indiqué le « Latin American Herald Tribune »
D’après l’agence de presse EFE : Les Haïtiens, en maintes fois, sont pourchassés par des groupes violents. « Le gouvernement de la République dominicaine est très critiqué pour la façon dont sont traités les Haïtiens. »
Mais, il faut aussi souligner que le gouvernement haïtien adopte en ces circonstances une politique de l’autruche. Concernant un cas pareil il y a quelques mois, et filmé à l’aide d’un téléphone portable, le président René Préval avait déclaré que c’est un cas interne et qu’il revient à la justice dominicaine de prendre des mesures ou pas. Le chef du gouvernement Mme Michèle D. Pierre-Louis avait dit que « ce qui s’est passé est inadmissible. » Elle a été critiquée par certains membres du gouvernement dominicain et les secteurs conservateurs. Le président Préval était resté silencieux. Ce qui indique qu’il n’avait pas appuyé les déclarations de son premier ministre.

Source Haiti Progrès du 21 octobre 2009 :
http://www.haiti-progres.com/suite_francais1.html
 
Haïti: Délivrer la Carte d'identification nationale aux Haïtiens en République dominicaine

Posté le 6 octobre 2009
Délivrer des Cartes d'identification nationale (CIN) aux ressortissants haïtiens en République dominicaine, c’est une proposition du parti politique Grand front centre droit (GFCD), le lundi 5 octobre, aux autorités haïtiennes.
Dans une note parue hier lundi, le GFCD a lancé un appel aux autorités haïtiennes, à l’Ambassade d’Haïti en République Dominicaine et au Conseil Électoral Provisoire en particulier, pour qu’ils négocient avec les autorités dominicaines et la Junte Électorale Dominicaine en particulier la délivrance de la Carte d'identification nationale aux ressortissants haïtiens en République voisine.
Selon les membres du GFCD, des milliers d’Haïtiens vivant en République dominicaine n’ont aucune pièce d’identité. Ils sont livrés à eux-mêmes, sans défense, victimes de tous les abus, de toutes les injustices, dans l’impossibilité de vivre comme des êtres humains et de détenir un passeport comme des citoyens à part entière.
"Nous pouvons et devons leur délivrer la Carte d'identification nationale (CIN) pour leur permettre de renaître et de participer à la construction de leur pays", lit-on dans une note du GFCD. Le moment est venu, poursuivent-ils, de prouver que nous sommes définitivement tournes vers la diaspora haïtienne où qu’elle se trouve : aux États-Unis, en Europe, aux Antilles, en République Dominicaine.
LC/HPN

Haïti-République Dominicaine : Le débat sur la nationalité préoccupe Mudha et Mosctha HYPERLINK " http://www.fr.gd/editpage.php  " l "top"

Mise en question des droits civils et politiques, déjà acquis par migrantes et migrants

samedi 3 octobre 2009

[Alter Presse] --- Préoccupés par la confusion sur les thèmes de la migration et de la nationalité dans le débat actuel en République Dominicaine, le Mouvement des femmes Dominico-Haïtiennes (Mudha) et le Mouvement Socioculturel pour les travailleurs haïtiens (Mosctha) invitent tous les secteurs de la vie nationale dominicaine à maintenir le compromis de justice, d’égalité et de transparence, et à assurer les droits constitutionnels, sans discrimination ni exclusion, de toutes les citoyennes et de tous les citoyens du pays voisin d’Haïti.
Les deux organisations, qui travaillent dans la promotion et la défense des droits humains en République Dominicaine, saluent le débat sur « le plan national de la migration », qui vise à régulariser la situation des migrants sans papiers vivant dans le pays hispanophone, dans une note datée du 30 septembre 2009 et transmise à l’agence en ligne Alter Presse.
Cependant, elles déplorent le fait que les personnes, nées sur le territoire dominicain et détentrices d’un certificat de naissance légal, soient prises en compte dans le débat parlementaire sur cette régularisation.
« Nous constatons avec beaucoup d’inquiétude que, dans le cadre de la discussion sur l’amnistie aux descendants d’étrangers sans papiers à l’assemblée nationale, rejetée par la majorité des votes, on se réfère aux cas de personnes, descendants de migrants, nés dans le pays et possédant des certificats de naissance légaux, parmi eux des professionnels, ce qui nous semble complètement inapproprié, et nous répétons encore une fois que ces personnes, dont on questionne la nationalité, sont des ressortissantes et ressortissants dominicains reconnus par l’État et par la Constitution actuelle ».
Mudha et Mosctha trouvent que le concept de régularisation ne saurait être applicable aux personnes ayant déjà leurs droits garantis par la loi.
Pour cela, elles affirment que l’adoption d’une nouvelle loi sur la nationalité constituerait une violation de la sécurité judiciaire et risque de faire régresser le pays en matière de droits civils et politiques. Le texte de loi intitulé « amnistie pour les descendants des étrangers », proposé par le député Franck Martinez, visait à accorder la nationalité dominicaine aux descendants de migrantes et migrants, nés sur le territoire national et inscrits sur le registre civil des naissances. L’amnistie concernait plus spécifiquement les filles et fils de migrants entrés dans le pays sous contrats de travail agricole.
Ce texte a toutefois été rejeté par l’assemblée nationale le lundi 28 septembre 2009.
Faisant les choux gras de la presse dominicaine, cette décision parlementaire a autant soulevé des protestations qu’elle a ranimé une « psychose » d’une supposée invasion pacifique des Haïtiens en territoire dominicain, aux yeux du courant ultranationaliste.
Source Alter Presse du 21 octobre 2009 http://www.alterpresse.org/spip.php?article8835

 
L'autopsie révèle que les Haïtiens furent tués par balles, décapités et brûlés.
La chancellerie condamne la mort d’Haïtiens tués dans la région frontalière

 
23/10/2009
10:48 PM
Les résultats de l’autopsie pratiquée sur les trois cadavres haïtiens assassinés par balles mercredi dernier indiquent que les victimes furent décapitées et ensuite brûlées, ce fait est survenu dans la communauté de Boca de Cachon, Jimani. L’information fut transmise par téléphone par le journaliste Tony Pina à l’émission Huchy Lora, de CDN, émetteur CDN-La Radio qui se trouvait sur les lieux au moment du drame.
CDN – La Radio explique que l’autopsie pratiquée sur les cadavres conclue que les personnes sont décédées à la suite de coups de feu dans le dos puis, les corps ont été démembrés et brulés.
Les autorités haïtiennes sont intégrées à l’enquête sur cet incident. Quatre personnes sont maintenant détenues mais les identités ne sont pas révélées.
L'incident est arrivé mercredi dans la nuit sur la colline, El Behuco., à Jimaní où les victimes produisaient du charbon de bois, selon l'information donnée par le procureur de cette ville, Ruddy Pérez Medrano.
Selon l’information prise d’un survivant de la tragédie, l’Haïtien, Mesilis Desil, il affirme que le groupe a été attaqué par un groupe d'hommes armés.
 
PN assure que les responsables seront emprisonnés
Par contre, la Police précise que les Techniciens de la Police Scientifique et de l’Institut National des Sciences Forestières (INACIF) confirment qu’il y a trois haïtiens tués pendant cette agression dans la communauté frontalière de Jimani. Au début, on parlait de quatre victimes dans cet incident dont l’enquête est tenue par les officiels de la Direction Générale des Investigations criminelles (DICRIM). Au moins cinq haïtiens furent attaqués dans cet incident à Boca de Cachon et Los Pinos del Edén.
Les membres de la Police et d’INACIF ont effectué une visite dans la zone de la tragédie, dans l'hélicoptère de la Police Nationale.
Le chef de la Police, Raphaël Guillermo Guzmán Fermín, assure que les responsables de ce crime seront emprisonnés et soumis à la justice afin de répondre de cet incident qualifié d’inacceptable.
Il a soutenu que les investigateurs de la Police travaillent en coordination avec les procureurs de ce dossier afin d’arrêter les responsables dans les meilleurs délais.
De cette agression, seul Mesilis Desil, 41 ans, a survécu, il présente une blessure par balle dans l'abdomen et demeure hospitalisé à l'hôpital régional de Jaime Mota, de Barahona où il a été opéré. Les investigateurs de la police ont déjà interviewé le survivant.
 
La Chancellerie condamne la mort d’Haïtiens dans la région frontalière
La Chancellerie de la République dominicaine a condamné aujourd'hui l'agression dont furent victimes cinq Haïtiens, quatre étant morts dans un incident dans la communauté frontalière de Jimaní. Elle invite les autorités judiciaires du pays à agir dans les plus brefs délais contre les coupables. Le Secrétaire d’État des Relacions Extérieures, M. Carlos Morales Troncoso, a exprimé consterné que des actes comme celui-ci doivent être condamnés par l'État et le peuple de la République dominicaine, n’étant pas la manière de régler les situations entre les êtres humains.
« Nous condamnons et reprochons ces tueries et nous espérons que la justice agisse rapidement contre les coupables », a déclaré Morales Troncoso
La tragédie a eu lieu dans la colline Behuco, localisée entre les communautés de Boca de Cachón et Les Pines del Edén, de Jimaní, dans la province de l'Indépendance où les victimes faisaient du charbon de bois à brûler, selon les informations données par le Procureur de ce district judiciaire, Pérez Medrano Rougeoyant.
Morales Troncoso signale que c’est dans l’intérêt du Gouvernement que les autorités compétentes agissent de manière rapide et adéquate, afin que les responsables de cette tragédie soient jugés devant les tribunaux pour cette offense à la société.
Il affirma que devant des actions comme celle-ci, la réaction du Gouvernement et de la société de la République dominicaine doit être le rejet formel de ce type d’action et l'engagement à prendre les mesures nécessaires afin que les responsables de cet incident se retrouvent sur le banc des accusés.
Il déclara aussi qu’indépendamment de la nationalité des auteurs de ces meurtres, les autorités de la République dominicaine doivent confirmer le sens de responsabilité de l'inviolabilité de la vie humaine et leur décision de ne pas laisser impuni un tel fait déplorable.


Cinq organisations nationales exigent une position ferme contre une campagne quotidienne de haine envers Haïti en Rép. Dominicaine

jeudi 22 octobre 2009
Dans une lettre ouverte au président René Garcia Préval et à la première ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis, dont copie a été adressée à Ruben Sillié, ambassadeur de la République Dominicaine en Haïti, 5 organisations nationales de défense de droits humains demandent de mettre fin au silence observé par les autorités nationales sur l’ampleur d’une campagne intensive quotidienne de haine, sans cesse alimentée à l’égard d’Haïti et de ressortissantes et de ressortissants d’Haïti, en territoire voisin, par de nombreuses personnes, y compris par des officiels (fonctionnaires) dominicains.
Les organisations signataires mettent en garde contre les lourdes conséquences probables de cette campagne sans bornes, qui se traduisent souvent par de nombreux actes de violence, dont des assassinats, incendies criminels, rapatriements massifs et autres faits regrettables.
Elles mettent en question la position affichée par l’ambassade d’Haïti en République Dominicaine sur ces appels à la haine, tout en dénonçant l’attitude des médias qui répercutent les contenus discriminatoires de cette campagne tous azimuts contre les migrantes et migrants, dont l’apport a beaucoup contribué à placer la République Dominicaine dans la situation de développement économique qui la caractérise aujourd’hui.
Soumis à AlterPresse le 21 octobre 2009
Par le Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr), le réseau national de défense des droits humains (Rnddh), la plateforme des organisations haïtiennes de défense de droits humains (Pohdh), Tét kole ti peyizan ayisyen et la plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (Papda)
Lettre ouverte aux autorités haïtiennes autour de la campagne haineuse perpétrée contre les Haïtiens/nes et leur pays en République Dominicaine

Port-au-Prince, le 21 octobre 2009

Monsieur le Président Préval,

Madame la Première Ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis,
Face à cette nouvelle campagne de dénigrement, déployée tous azimuts contre les ressortissants haïtiens/nes en République Dominicaine, nous, organisations signataires de cette note, nous vous demandons, en tant que Chef d’État et Cheffe de gouvernement, de prendre toutes les dispositions pour éviter de nouvelles attaques contre les migrants haïtiens, comme cela s’est produit en maintes occasions dans le passé.
Nous vous rappelons que, souvent, après de telles campagnes, une série d’incidents regrettables ont été enregistrés, tels des assassinats, des incendies criminels et des rapatriements massifs.
En tant que représentants de l’État haïtien, vous avez la responsabilité de demander aux autorités voisines pourquoi elles ont toléré, de la part de plusieurs personnes dont des fonctionnaires de l’État dominicain, des excès de langage contre un peuple et un pays voisins qui ne sont pas en conflit ouvert avec eux.
Pourquoi certains groupes ont-ils autant de facilité à se servir des médias pour alimenter leur campagne de haine contre les migrants/es haïtiens qui, pourtant, ont grandement contribué à faire de la République Dominicaine ce qu’elle est aujourd’hui.
Même si des Haïtiens/nes vont en territoire voisin en quête d’une vie meilleure, même si Haïti vit aujourd’hui des moments difficiles, cela ne justifie pas que Vous, autorités publiques, vous fermiez les yeux, et que vous consentiez à accepter n’importe quelle déclaration avilissante à l’encontre d’Haïti et du peuple haïtien sans réagir.
En ce sens, nous nous demandons quel est le rôle de l’ambassadeur haïtien en République Dominicaine ? Pour qui travaille-t-il ? Qui représente réellement Haïti dans ce pays et qui défend sa dignité ?
Monsieur le Président de la République, Madame la Première Ministre, nous attirons votre attention sur cette campagne qui s’accentue chaque jour en République Dominicaine contre les Haïtiens et contre Haïti, afin de prévenir les actes de violence qui pourraient en résulter et éviter que vous les considériez comme des actes isolés.
Une telle campagne de dénigrement, attentatoire à la dignité des migrants/es et des Haïtiens/nes, est condamnée par la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale en son article 4 et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques à l’article 20-2.
Ces deux accords internationaux sont signés et ratifiés par Haïti et la République Dominicaine, par lesquels les deux États se sont engagés à prendre des dispositions pour combattre tout acte ou toute pratique de discrimination raciale contre des personnes, groupes de personnes ou institutions sur leur territoire.
Dans son article 4-a, la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale considère comme des « délits punissables par la loi toute diffusion d’idées fondées sur la supériorité ou la haine raciale, toute incitation à la discrimination raciale, ainsi que tous actes de violence, ou provocation à de tels actes, dirigés contre toute race ou tout groupe de personnes d’une autre couleur ou d’une autre origine ethnique, de même que toute assistance apportée à des activités racistes, y compris leur financement ».
Pour sa part, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, dans son article 20-2, déclare : « Tout appel à la haine nationale, raciale ou religieuse qui constitue une incitation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence est interdit par la loi. »
Quand des États-partie des Conventions ne réagissent pas aux actes discriminatoires ou encore y prennent part, ils deviennent responsables de toute violation des droits de la personne commise dans ce cadre précis. La presse haïtienne a déjà publié une liste d’articles à contenu discriminatoire sur les Haïtiens/nes et leur pays en République Dominicaine. Réagissant à ces publications, le Service Jésuites aux Réfugiés et Migrants (Sjrm), basé à Santo Domingo, a, dans un communiqué, invité les médias à réfléchir sur les lourdes conséquences que peuvent provoquer les articles de dénigrement qu’ils publient.
L’organisation a demandé à la population dominicaine de rester éveillée face à cette campagne malsaine, observée tous les jours au niveau des médias, une campagne qui, selon l’institution de droits humains, rentre « dans un plan qui vise à détourner l’attention des Dominicains/es sur les graves problèmes sociopolitiques qui affectent le pays ». (Source : El Nuevodiario, 8/10/2009).
Face à cette situation qui tend à s’amplifier, nous vous demandons, en tant que Chef d’État et Cheffe de Gouvernement de :
• Mettre un terme à ce silence et produire une déclaration publique sur les attaques quotidiennes relevées dans la presse contre les Haïtiens/nes vivant en République Dominicaine et sur diverses mesures restrictives annoncées, qui peuvent avoir des conséquences sur les rapports de bon voisinage existant entre Haïtiens/nes et Dominicains/es demeurant dans les communautés frontalières ;
• Nommer un nouvel ambassadeur en République Dominicaine pouvant défendre la dignité du pays et ses intérêts ;
• Doter les consulats haïtiens en République Dominicaine de moyens pouvant leur permettre d’accompagner adéquatement les migrants/es haïtiens en difficulté ;
• Redynamiser la Commission Mixte haïtiano-dominicaine qui est un espace important où les deux États peuvent discuter et prendre des dispositions sur des questions-clés qui concernent les populations de l’île, sans excès de langage ni propos avilissants.
Nous espérons, en tant qu’autorités étatiques, que vous allez prendre en considération notre inquiétude et notre appel pour empêcher une recrudescence des actes de violence contre les Haïtiens/nes vivant en République Dominicaine.
Monsieur le Président de la République, Madame la Première Ministre, si rien n’est fait pour freiner cette dérive, l’histoire tiendra pour collectivement responsables l’État haïtien et l’État dominicain de toutes violences perpétrées contre les migrants/es haïtiens suite à cette campagne.

Avec nos respectueuses salutations.
Organisations signataires :
1. Groupe d’appui aux rapatriés et aux réfugiés (Garr)
2. Réseau national de défense des droits humains (Rnddh)
3. Plateforme des organisations haïtiennes de défense des droits humains (Pohdh)
4. Tèt Kole Ti Peyizan Ayisyen
5. Plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (Papda) Pour authentification :
Serge Lamothe, Président du Conseil d’Administration de Garr
C.C. : Ruben Sillié, Ambassadeur de la République Dominicaine en Haïti
 
Les causes de la migration insulaire en débat à P-au-P du 23 au 25 octobre 
 
mercredi 21 octobre 2009
P-au-P, 21 oct. 09 [AlterPresse] --- Le service jésuite pour les refugiés et les migrants (Sjrm) organise du 23 au 25 octobre 2009, une rencontre sur les causes de la migration et les pratiques courantes liées à la traite et au trafic des personnes à la frontière haïtiano-dominicaine, selon les informations communiquées à l’agence en ligne AlterPresse.
Baptisé « flux migratoire des Caraïbes 2009 », cet événement réunira, dans la capitale haïtienne des personnalités du Canada, des États-Unis d’Amérique, de la République Dominicaine, et les directeurs de tous les bureaux du Srjm.
L’ex-ambassadeur d’Haïti en République Dominicaine, Guy Alexandre, compte faire, à cette occasion, une intervention sur la migration haïtienne. Des intervenants américains, canadiens et dominicains parleront de la situation des travailleuses et travailleurs issus de la migration, dans leur pays respectif.
Il s’agit de présenter une étude globale de la situation à la frontière entre les deux pays, en analysant les causes de la migration, la traite et ses conséquences sur les peuples haïtien et dominicain, souligne le Srjm.
A partir des réflexions qui se seront engagées, les organisateurs espèrent également fournir des alternatives de régularisation des déplacements de population qui enveniment, depuis un certain temps, les rapports haïtiano-dominicains.
Le 20 octobre 2009, la police dominicaine a annoncé la découverte du corps décapité d’un ressortissant haïtien, identifié comme Tony Charlys à Mao (Nord-Ouest de la République Dominicaine). En mai 2009, un meurtre du même genre avait horrifié les Haïtiens qui continuent de représenter là-bas la psychose de « l’envahisseur pacifique », aux yeux des dominicains ultranationalistes.
Cette attitude ultranationaliste semble s’infiltrer jusque dans les politiques gouvernementales. Une proposition de loi, cherchant à légaliser les descendants de migrants, dont des Haïtiennes et Haïtiens, a été rejetée d’un revers de main par le parlement dominicain. La migration et la nationalité constituent un vaste débat dans le pays hispanophone voisin d’Haïti, avec parfois des confusions et entremêlements dangereux des deux notions, d’ailleurs signalés par différentes organisations de défense des droits des migrantes et migrants.
Au delà des discours politiques et de la violence, les problèmes demeurent.
La frontière est le lieu privilégié des trafiquants d’êtres humains et le point de passage pour toutes sortes de produits illicites, comme la drogue, le vol d’automobiles, de motocyclettes et de bétail. Face à cette situation, les autorités voisines ont opté pour des réponses musclées, en décidant, par exemple au début du mois d’octobre 2009, l’envoi de troupes supplémentaires à la frontière, alors qu’Haïti réaffirme sa volonté pour une amélioration des relations.
Au terme de l’événement, organisé du 23 au 25 octobre 2009 à Port-au-Prince, une rencontre est prévue, le 26 octobre 2009, entre les coordonateurs du Sjrm et la première ministre d’Haïti, Michèle Duvivier Pierre-Louis. [kft rc apr 21/10/2009 11:25]

Quatre Haïtiens morts dans la confusion HYPERLINK " http://www.fr.gd/editpage.php " l "top" de l'incident avec des prétendus Dominicains à Jimani

22/10/2009
8:46 PM
JIMANI. - Quatre Haïtiens auraient été tués par balles et plus tard brûlés par des supposés Dominicains et d’autres seraient blessés dans un incident survenu dans un lieu nommé « Madre Fresca » de cette même communauté de Jimani.
Le Procureur de ce district judiciaire, Maître Pérez Medrano Rougeoyant, a dit que les informations préliminaires indiquent qu'il y a eu quatre étrangers morts. Il ajoute que l’incident se serait passé dans « Madre Fresca » entre Bochade Cachón et Los Pines de Edén dans la province Indépendance.
Un des Haïtiens ayant échappé au massacre, est arrivé blessé, à Jimaní où il a raconté ce qui s'était passé.
Il nous rapporte qu’ils étaient en train de fabriquer du charbon végétal, lorsque des gens qui se sont présentés comme Dominicains sont arrivés. Ils étaient armés et ils ont commencé à tirer; ils ont réussi à tuer quatre travailleurs haïtiens.
Le Procureur de Jimani rapporte que l'étranger lui a expliqué que les attaquants, après avoir tué ses amis, ont brûlé leurs corps dans les mêmes fours où ils préparaient le charbon de bois.
Il a indiqué que le médecin légiste et les autorités judiciaires sont allés immédiatement aux premières heures du matin d’aujourd’hui jeudi à cet endroit.
On ignore si les supposés Dominicains qui ont tiré sur ces Haïtiens appartiennent à une institution officielle.
Auteur: TEUDDY À. SANCHEZ
 
Manuel Núñez : « La misère importée d’Haïti fait que la République dominicaine ne surmontera jamais sa pauvreté. »

Le 18 octobre 2009,01:36 PM
"Le pays ne peut se développer avec une immigration qui détruit l'emploi, la base de la prospérité nationale"
SAINT DOMINGO.- « Il est impossible que la République dominicaine sorte de sa misère en important la pauvreté d’Haïti », a affirmé dimanche l'écrivain et historien Manuel Nuñez.
Cependant, selon le journaliste, Jean-Michel Caroit, du journal français Le Monde en termes d’immigration haïtienne, il y a beaucoup d'hypocrisie de la part de plusieurs personnes car on sait que cette immigration de personnes illégales, sans document conviennent à beaucoup de secteurs économiques du pays.
"Le pays ne peut pas se développer avec une immigration qui détruit l'emploi, la base de la prospérité nationale, parce que s’il y a manque d’emploi dans les différentes régions du pays, il est impossible pouvoir éliminer la pauvreté en important la pauvreté du pays le plus pauvre du monde", a exprimé Manuel Nuñez.
Il a mentionné aussi qu’à ce problème, s’ajoute le problème sanitaire, l’éducation et la sécurité nationale, "c'est-à-dire qu’il y a une série de problèmes collatéraux unis à ce regard sur le monde. En participant à l'émission de télévision « En una hora » (programme dominical au canal 27), dirigée par le journaliste, Manuel Jiménez, Nunez s’est souvenu que l’année dernière, le politicologue français, Aymeric Chauprade, à une conférence de la Fondation Globale, disait que la République dominicaine ne peut pas lancer une stratégie du développement efficace afin d’éliminer la pauvreté de ses habitants, si elle maintient une immigration incontrôlée haïtienne.
Jean-Michel Caroit parle
Considérant une grande hypocrisie dans la communauté dominicaine à aborder le sujet de l‘immigration illégale des Haïtiens, Caroit dit que c’est bien connu que la modernisation de l’industrie de la canne à sucre s’est faite à partir de la surexploitation abusive de la main d’œuvre haïtienne illégale, ce fait survient aussi dans d’ autres secteurs de production
Tout le monde sait que le prix du mètre carré à Santo Domingo n’est pas le même qu’à Paris, Londres, aux États-Unis et en d’autres pays de l’Amérique latine, et cela à cause de l’exploitation abusive de la main d’œuvre haïtienne illégale puisqu’elle ne coûte presque rien ajoute le journaliste français.
Même l’ État est en train de l’employer pour la construction du métro puisque celle ci est faite par la main-d’œuvre haïtienne illégale bon marché ajoute le journaliste français.
Il ajouta que la droite nationaliste du pays s’est plainte et demande pourquoi la communauté internationale n’a rien fait pour combattre cette extrême pauvreté en Haïti, mais quand les deux ex-présidents des États-Unis : Jimmy Carter et Bill Clinton, sont allés avec des programmes d’aide pour la malaria et d’investissement on les a accusé d’ingérence.
Les nationalistes dominicains « accusent la communauté internationale de ne rien faire et quand elle essaie de faire quelque chose, c’est mal. » « Bâton s'il navigue, bâton s'il ne navigue pas. »
Caroit regretta que Carter soit venu à la seule île où il y a la malaria dans le territoire de l'ouest pour mobiliser des fonds pour combattre ce problème et que les fonctionnaires du gouvernement (Humberto Salazar et le chancelier Morales Troncoso) disent que l’intention de l'ex-président des États-Unis était de fusionner Haïti et la République dominicaine.
Il déclara aussi qu’il était présent à la conférence de presse de Carter et celui-ci n’a pas abordé le thème de l’immigration il a fait mention qu’il était impossible de contrôler la malaria dans la partie est de l’Ile si elle existe dans la partie ouest.
Le journaliste du journal « Le Monde » considéra que les gens sont dans l’illusion en croyant que les États-Unis, la France et le Canada sont impliqués en Haïti dans le but de fusionner les deux nations car à chaque jour la participation des États latino-américains est plus forte dans la recherche de solutions pour la crise haïtienne.
Une présence dominicaine plus prononcée sur la zone frontalière haïtiano-dominicaine

Posté le 9 octobre 2009
Les autorités dominicaines entendent renforcer leur présence au niveau de la frontière haïtiano-dominicaine. Plus d’une centaine de policiers dominicains seront, sous peu, déployés dans la zone frontalière. En effet, la police dominicaine va déployer, pendant 15 jours, 117 agents sur la frontière haïtiano-dominicaine. Cette initiative est prise dans le cadre de la lutte contre le trafic d’êtres humains, de drogue, d’armes et la délinquance, ont indiqué les autorités dominicaines.
Ces dernières disent surtout s’inquiéter de ce qu’ils appellent le processus d’« haitianisation » de la zone frontalière. Car, disent-elles remarquer, les familles dominicaines y sont de plus en plus rares et les écoles comptent majoritairement des élèves haïtiens. « L’objectif poursuivi est de renforcer de manière ferme et décisive la sécurité à la frontière », a martelé le chef de la police dominicaine, M. Rafael Guillermo Guzman Fermin.
Intervenant à une conférence de presse relayée par l’agence Associated Press, M. Fermin a affirmé que la constitution de cette unité spécialisée représente un projet pilote qui sera suivi d’autres expériences de même type.
Par ailleurs, le Conseil national de la frontière a annoncé son intention de soumettre au parlement dominicain un avant-projet de loi appelant à la création d’un organisme général qui, de concert avec d’autres entités, devrait promouvoir le développement de la zone frontalière, le renforcement de la sécurité et la lutte contre les activités illicites.
 
République dominicaine: Un haïtien décapité une nouvelle fois

D’après le (Latin American Herald Tribune)
« Un Haïtien sans papier a été décapité dans la ville de Mao, dans le nord ouest, en République dominicaine a annoncé la police le vendredi 16 octobre. »
La victime s’appelle Tony Charlys. Il a 40 ans. On ne connait pas encore les circonstances entourant l’assassinat du compatriote qui était un fermier. Aucune arrestation n’a été signalée. « Le corps, sans tête, de Tony Charlys a été retrouvé le jeudi (15 octobre) alors que sa tête a été vue un peu plus tard dans une autre zone » a indiqué le « Latin American Herald Tribune »
D’après l’agence de presse EFE : Les Haïtiens, en maintes fois, sont pourchassés par des groupes violents. « Le gouvernement de la République dominicaine est très critiqué pour la façon dont sont traités les Haïtiens. »
Mais, il faut aussi souligner que le gouvernement haïtien adopte en ces circonstances une politique de l’autruche. Concernant un cas pareil il y a quelques mois, et filmé à l’aide d’un téléphone portable, le président René Préval avait déclaré que c’est un cas interne et qu’il revient à la justice dominicaine de prendre des mesures ou pas. Le chef du gouvernement Mme Michèle D. Pierre-Louis avait dit que « ce qui s’est passé est inadmissible. » Elle a été critiquée par certains membres du gouvernement dominicain et les secteurs conservateurs. Le président Préval était resté silencieux. Ce qui indique qu’il n’avait pas appuyé les déclarations de son premier ministre.

Source Haiti Progrès du 21 octobre 2009 :
http://www.haiti-progres.com/suite_francais1.html
 
Haïti: Délivrer la Carte d'identification nationale aux Haïtiens en République dominicaine

Posté le 6 octobre 2009
Délivrer des Cartes d'identification nationale (CIN) aux ressortissants haïtiens en République dominicaine, c’est une proposition du parti politique Grand front centre droit (GFCD), le lundi 5 octobre, aux autorités haïtiennes.
Dans une note parue hier lundi, le GFCD a lancé un appel aux autorités haïtiennes, à l’Ambassade d’Haïti en République Dominicaine et au Conseil Électoral Provisoire en particulier, pour qu’ils négocient avec les autorités dominicaines et la Junte Électorale Dominicaine en particulier la délivrance de la Carte d'identification nationale aux ressortissants haïtiens en République voisine.
Selon les membres du GFCD, des milliers d’Haïtiens vivant en République dominicaine n’ont aucune pièce d’identité. Ils sont livrés à eux-mêmes, sans défense, victimes de tous les abus, de toutes les injustices, dans l’impossibilité de vivre comme des êtres humains et de détenir un passeport comme des citoyens à part entière.
"Nous pouvons et devons leur délivrer la Carte d'identification nationale (CIN) pour leur permettre de renaître et de participer à la construction de leur pays", lit-on dans une note du GFCD. Le moment est venu, poursuivent-ils, de prouver que nous sommes définitivement tournes vers la diaspora haïtienne où qu’elle se trouve : aux États-Unis, en Europe, aux Antilles, en République Dominicaine.
LC/HPN

Haïti-République Dominicaine : Le débat sur la nationalité préoccupe Mudha et Mosctha HYPERLINK " http://www.fr.gd/editpage.php " l "top"

Mise en question des droits civils et politiques, déjà acquis par migrantes et migrants
samedi 3 octobre 2009

[Alter Presse]
--- Préoccupés par la confusion sur les thèmes de la migration et de la nationalité dans le débat actuel en République Dominicaine, le Mouvement des femmes Dominico-Haïtiennes (Mudha) et le Mouvement Socioculturel pour les travailleurs haïtiens (Mosctha) invitent tous les secteurs de la vie nationale dominicaine à maintenir le compromis de justice, d’égalité et de transparence, et à assurer les droits constitutionnels, sans discrimination ni exclusion, de toutes les citoyennes et de tous les citoyens du pays voisin d’Haïti.
Les deux organisations, qui travaillent dans la promotion et la défense des droits humains en République Dominicaine, saluent le débat sur « le plan national de la migration », qui vise à régulariser la situation des migrants sans papiers vivant dans le pays hispanophone, dans une note datée du 30 septembre 2009 et transmise à l’agence en ligne Alter Presse.
Cependant, elles déplorent le fait que les personnes, nées sur le territoire dominicain et détentrices d’un certificat de naissance légal, soient prises en compte dans le débat parlementaire sur cette régularisation.
« Nous constatons avec beaucoup d’inquiétude que, dans le cadre de la discussion sur l’amnistie aux descendants d’étrangers sans papiers à l’assemblée nationale, rejetée par la majorité des votes, on se réfère aux cas de personnes, descendants de migrants, nés dans le pays et possédant des certificats de naissance légaux, parmi eux des professionnels, ce qui nous semble complètement inapproprié, et nous répétons encore une fois que ces personnes, dont on questionne la nationalité, sont des ressortissantes et ressortissants dominicains reconnus par l’État et par la Constitution actuelle ».
Mudha et Mosctha trouvent que le concept de régularisation ne saurait être applicable aux personnes ayant déjà leurs droits garantis par la loi.
Pour cela, elles affirment que l’adoption d’une nouvelle loi sur la nationalité constituerait une violation de la sécurité judiciaire et risque de faire régresser le pays en matière de droits civils et politiques. Le texte de loi intitulé « amnistie pour les descendants des étrangers », proposé par le député Franck Martinez, visait à accorder la nationalité dominicaine aux descendants de migrantes et migrants, nés sur le territoire national et inscrits sur le registre civil des naissances. L’amnistie concernait plus spécifiquement les filles et fils de migrants entrés dans le pays sous contrats de travail agricole.
Ce texte a toutefois été rejeté par l’assemblée nationale le lundi 28 septembre 2009.
Faisant les choux gras de la presse dominicaine, cette décision parlementaire a autant soulevé des protestations qu’elle a ranimé une « psychose » d’une supposée invasion pacifique des Haïtiens en territoire dominicain, aux yeux du courant ultranationaliste.
Source Alter Presse du 21 octobre 2009 http://www.alterpresse.org/spip.php?article8835
 

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